Edition suisse et francophone : partager et échanger pour grandir

Nicolas Gary - 28.04.2018

Edition - International - éditeurs assises suisse - edition suisse france - mutualisation ressources competences


#salondulivregeneve – La deuxième journée des Assises de l’édition était notamment consacrée à la mutualisation des ressources et des compétences dans le milieu éditorial. Elle a permis de rappeler l’importance des acteurs du livre au niveau local, qu’il s’agisse des éditeurs ou des libraires, la nécessité de créer des relations de proximité avec le lectorat, et peut-être même, qui sait, partir à la conquête des États-Unis.

 
Rencontre libraires-éditeurs
ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

Isabelle Falconnier, présidente du Salon du Livre de Genève, a présenté le cas de la collaboration entre la Fondation pour l’écrit à Genève et la Médiathèque Valais, qui ont créé ensemble le Festival du Livre Suisse à Sion. Elle a rappelé qu’une bonne collaboration reposait sur le respect et la valorisation des compétences de chacun. 

 

La matinée s’est poursuivie dans deux ateliers séparés. Celui consacré à l’édition a offert un panorama d’initiatives de mutualisation à travers toute la francophonie, dans des configurations diverses. 

 

Qu’il s’agisse de la production (Le Collectif [fr]), de la présence en salon (Insécables [ch], SWIPS [ch], ANEL [qc]), de la visibilité auprès des librairies et bibliothèques (Revue « Je dirais même plus » [qc/be]) ou de la représentation face aux pouvoirs publics (Alliance des éditeurs de l’Afrique centrale), tous les acteurs présents ont souligné la nécessité de la proactivité dans la création de nouveaux modèles économiques. 

 

Dans le second atelier, il a été question des bibliothèques comme espaces interculturels et interlinguistiques, se développant parfois hors du livre papier, afin d’occuper une place toujours plus importante au sein des collectivités.

 

Denis Mollat, directeur de la librairie Mollat, a ouvert la session de l’après-midi en rappelant la nécessité pour les libraires de développer une stratégie commerçante, d’optimiser les processus de gestion, tout en pérennisant une identité culturelle forte, afin de résister à la concurrence de la vente en ligne. Pascal Vanderberghe (Payot) et Pierre Coursières (Furet du Nord) ont défendu l’idée que les grandes enseignes étaient confrontées à des difficultés similaires aux librairies indépendantes et proposaient également un service de proximité avec leur public. 


Denis Mollat
Denis Mollat - ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

Du côté des maisons d’édition suisses, Tristan Donzé (Torticolis et frères) a exposé sa ligne éditoriale subjective et engagée pour la diffusion des livres pour tous les budgets, tandis que André Gstettenhofer a présenté sa maison à la ligne plus claire et définie au niveau du contenu, tout en assurant un engagement politique polymorphe. 

 

Barbara Epler a évoqué le travail de traduction de la maison New Directions, encore marginal aux États-Unis, et son engagement à faire découvrir des plumes nouvelles et uniques issues de trente-six langues différentes. David Meulemans quant à lui défend une littérature émancipée des genres traditionnels, et a évoqué la difficulté qu’il avait à vendre les droits de ses ouvrages de fiction, souvent considérés comme « trop français » pour le marché international. 
 

À Genève, éditeurs suisses et libraires francophones se découvrent

 

Du côté des libraires indépendantes, Audrey Martel a présenté le travail de proximité « candide et intelligent » de L’Exèdre à Trois-Rivières, tandis que Sylvia Strazzeri-Ritton a raconté l’aventure de Filigranes, la plus grande librairie de Belgique, qui maintient pourtant un esprit indépendant en valorisant les choix de ses libraires et le travail des auteurs. 

 

Enfin, Joël Dicker et Patrick Nolan ont raconté la passionnante aventure de la publication de « La Vérité sur l’affaire Harry Québert » aux États-Unis chez Penguin Books. Contrairement aux autres traductions, il a fallu adapter le livre pour rendre l’histoire vraisemblable aux yeux du public américain, puisque celle-ci se déroule dans le Maine. 

 

La publication a été accompagnée d’une grande campagne publicitaire, surprenante pour un auteur tout à fait inconnu aux États-Unis. Pour autant, les chiffres sont restés inférieurs à ceux réalisés en Europe. 

 

 




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