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Editions Belin : une 'réduction de la masse salariale' envisagée

Nicolas Gary - 24.10.2013

Edition - Economie - Editions Belin - Sylvie Marcé - marché scolaire


L'année 2013 est « nettement en dessous des attentes », a assuré Sylvie Marcé, PDG des Éditions Belin auprès des salariés du groupe. Si le quatrième trimestre porte de multiples enjeux pour « la production hors scolaire », précise-t-elle, les perspectives pour l'année 2014 ne semblent guère réjouissantes, et des mesures s'imposeront.

 

 

Sylvie Marcé (Belin), Vincent Peillon et Vincent Montagne (Média Participations, SNE)

Sylvie Marcé, Vincent Peillon et Vincent Montagne

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

La PDG ne manque pas d'encourager ses équipes, évoquant une qualité de la production qui « fait honneur à notre maison » et doit apporter à chacun un réel sentiment de fierté. Une fois encore, il importera que les libraires puissent porter ces titres à venir et que les lecteurs puissent rencontrer les ouvrages.

 

« Néanmoins, la perspective de la poursuite d'une dégradation forte de notre marché principal scolaire en 2014 est confirmée », nuance-t-elle. La reprise, envisagée pour 2015 sera liée à l'annonce des réformes que le ministère de l'Éducation nationale doit présenter, et la maison doit parvenir à anticiper les difficultés à venir.

 

Parmi les pistes de réflexion, a été évoquée la réduction de la masse salariale « au travers d'initiatives qui visent à éviter des mesures collectives qui ne nous semblent pas appropriées à la situation ». De même, la PDG souhaite « privilégier des pistes de nature individuelle et au cas par cas ». L'objectif premier restera de limiter la portée de ces réductions, « et de préserver les atouts et les valeurs de la maison ».

 

Ainsi, les personnes qui pourraient « prétendre à un départ à la retraite » et en mesure d'anticiper ledit départ pourraient être les premières concernées. Refusant de stigmatiser qui que ce soit, Sylvie Marcé refuse également toute solution qui « passerait par des arbitrages entre les générations, ce qui, de plus, ne serait pas légal ». 

 

La situation est difficile, reconnaît la PDG, et dans le cadre du budget 2014, elle s'applique à limiter les incertitudes que la situation peut faire naître, autant que « les effets de la dégradation attendue du scolaire ». 

 

Nous n'avons pas pu obtenir plus de commentaires de la part de Mme Marcé.