Editions Gallimard : LVMH entre au capital de la holding Madrigall

Cécile Mazin - 30.10.2013

Edition - Economie - Antoine Gallimard - LVMH - Madrigall


Dans la continuité du rachat de Flammarion, le PDG des éditions Gallimard, avait annoncé qu'il ouvrirait le capital de sa holding, Madrigall. Mi-août, Antoine Gallimard affirmait que pour trouver les 40 millions € nécessaires, il mettrait en vente 10 % de ce capital, conservant malgré tout une part majoritaire. Et il était attendu qu'une famille fortunée se présente, et ce sera le groupe LVMH. 

 

 

 

 

Le groupe de luxe a confirmé sa prise de participation, à l'occasion de l'assemblée générale de Madrigall, le 29 octobre, décision approuvée par Antoine Gallimard. « Nous avons eu plusieurs contacts avec des investisseurs, essentiellement des groupes familiaux français, et mon choix s'est arrêté sur LVMH », explique-t-il. Au travers de la maison d'édition Arléa, rachetée par le groupe LVMH, l'investisseur était déjà présent au sein du groupe Gallimard. Cette maison est rachetée au groupe Les Echos, pôle média chez LVMH.

 

« Bernard Arnault s'est montré très sensible aux questions patrimoniales et aux questions de marque, précise-t-il. Il apprécie l'histoire de la maison et notre côté familial. Ce qui l'a intéressé, c'est que Gallimard est une marque nationale et mondiale, dans le cadre d'une entreprise familiale qui investit sur le long terme », précise le patron de la holding

 

Manifestement, ce sont 9,5 % du capital de Madrigall qui seront rachetés par le groupe. Reste donc à savoir s'il reste encore 0,5 % à trouver, conformément au montant annoncé durant l'été. D'autant que le montant précis n'a pas été dévoilé, et serait estimé entre 25 et 30 millions €, estiment Les Echos.

 

Une opération qui « permet au groupe de poursuivre son plan de développement avec une structure financière renforcée », assure un communiqué. Elle réduira également l'endettement qui a suivi le rachat de Flammarion, en 2012, pour un montant de 230 millions €.

 

« Avec le rachat de Flammarion, nous avions contracté une dette significative, de l'ordre de 200 millions d'euros. Nous avions une échéance courte, avec un taux d'intérêt plus élevé et qui devait être remboursée fin 2014, et une échéance plus longue. J'ai souhaité agir assez vite pour régler la question de l'échéance courte et ne pas être exposé à des risques d'endettement lourd », ajoute Antoine Gallimard.

 

Le PDG ajoute qu'il s'agit là d'une « nouvelle étape importante dans la construction du groupe Madrigall. La confiance que nous témoignent Bernard Arnault et LVMH en entrant à notre capital montre toute la pertinence de notre stratégie consistant à bâtir, dans le respect de l'identité de nos maisons, un groupe d'édition d'une taille suffisante pour affronter les défis futurs ». 

 

« Je suis heureux qu'Antoine Gallimard ait choisi d'associer LVMH à l'avenir de son groupe. Nous partageons la même vision du développement de nos maisons fondée sur leur histoire prestigieuse, leur caractère familial et le talent des équipes qui les animent  », ajoute Bernard Arnault, grand patron de LVMH dans un communiqué commun.