Éditions Gérard de Villiers : “La société est parfaitement bien gérée”

Nicolas Gary - 20.03.2017

Edition - Justice - Editions Gérard de Villiers - prince Malko Linge - éditeurs mandataire avocat


La société Editions Gérard de Villiers, qui publie les célèbres aventures du Prince Malko Linge, a vu arriver un administrateur provisoire, depuis mi-février. L’avocat Me Isabelle Didier a été mandaté pour mettre en ordre quelques éléments administratifs manquants.

 

 

 

« Ce n’est une nouvelle pour personne qu’à son décès, mon mari avait laissé beaucoup de dettes », précise Christine de Villiers, actuelle gérante de la maison d’édition, à ActuaLitté. Il restait, de la communauté de mariage, la maison de Gérard de Villiers à Saint-Tropez, ainsi que des biens immobiliers.

 

Or, à la demande de la précédente épouse de l’écrivain, l’entreprise a donc été placée sous le mandat de l’avocate, Isabelle Didier. « Tout cela est une affaire de succession, or, les éditions Gérard de Villiers sont comprises dans la succession », poursuit Christine de Villiers.

 

Marie Harispuru, épouse de Gérard de Villiers durant sept années – divorcée depuis décembre 1989 – avait bénéficié dans le cadre de sa procédure de divorce d’une rente. Aujourd’hui âgée de 72 ans, elle devait profiter, au décès de l’auteur, d’une conversion en capital de sa rente – évaluée à près de 1,3 million €. 

 

« Ce montant est calculé sur la base des revenus que percevait mon mari à l’époque – il aurait dû introduire une procédure pour revenir sur ce montant, mais cela n’a jamais eu lieu. »

 

Dans le cadre de la succession, la mandataire aurait elle-même considéré qu’il y avait un problème vis-à-vis du montant demandé. Christine de Villiers pointe : « La somme ne sera payable que dans quelques mois après la vente de la maison de Saint-Tropez. »

 

Et de rappeler que « différentes procédures juridiques ont été tentées par l’ex-épouse pour obtenir ce montant ». 

 

"Continuer la série SAS serait inimaginable. Gérard de Villiers ne l’a jamais voulu." 

 

Entrée en fonction le 15 février pour une période de 3 mois, la mandataire devra opérer plusieurs actes administratifs, comme le changement du siège social, la signature des Assemblées générales, ainsi que la signature de l’approbation des comptes entre 2013 et 2015.

 

« Mon avocat, le Bâtonnier Fréderic Landon, associé de Me Jean-Yves Liénard, suit de près les démarches actuelles. À la fin de la mission, les héritiers, les deux enfants de mon ex-mari, ne pourront que constater que la société est parfaitement bien gérée », conclut Christine de Villiers.