Editis décide la fermeture des salles de vente de Bordeaux et Nantes

Clément Solym - 17.06.2012

Edition - Economie - salles de vente - Editis - Alain Kouck


Information ActuaLitté : Depuis le 25 avril, la question est délicate. À l'époque, seules quelques informations annonçaient la possible fermeture des salles de vente de Bordeaux, Nantes, Marseille, ainsi que Toulouse et Ivry. Des informations qui n'avaient pourtant rien de concret, et la direction refusait de nous confirmer quoi que ce soit. 

 

Les salles de vente sont ces lieux où le groupe peut exposer l'ensemble de ses ouvrages, en petite quantité, évidemment. Ces salles sont ouvertes aux libraires de proximité, ainsi qu'aux grandes surfaces culturelles, en cas de dépannages, ainsi qu'aux chaînes, types Fnac, ou Virgin. Cependant, les salariés y ont également accès ; pour résumer, ce sont les vitrines d'un groupe.

 

Or, ces vitrines sont coûteuses. Hachette avait décidé de fermer les siennes, pour désengorger son espace de Maurepas, mais n'a toujours pas appuyé sur le bouton. Cela dit, selon certaines informations, l'espace de Nantes serait actuellement dans le viseur. 

 

Mais depuis ce matin, nous apprenons de sources syndicales que le groupe Editis ferme donc définitivement deux salles de vente, celles de Bordeaux et de Nantes. 

 

 

Alain, Kouck, PDG d'Editis

 

 

« Ces salles de vente sont, aux côtés des commerciaux, un relais indispensable entre les éditeurs et les libraires, en particulier de proximité. Nous affirmons qu'elles sont un relais de croissance, dont, de façon absurde, le groupe Editis veut se séparer », s'écrie la CGT dans un communiqué. 

 

Et d'accuser le groupe de « gestion à la petite semaine », avec une « logique suicidaire », mue uniquement par une recherche de rentabilité. « C'est se séparer d'un outil indispensable pour défendre les parts de marché d'Editis dans un environnement aussi concurrentiel qu'actuellement. Une fois de plus, les appétits à court terme des actionnaires prennent le pas sur l'intérêt général, celui des libraires, celui des lecteurs celui des territoires appelés à devenir des déserts culturels, celui du groupe Editis lui-même. »

 

Le syndicat CGT informe que le lundi 18 juin, les salles de vente du groupe seront fermées en signe de protestation. 

 

Et tout cela alors que l'on a convoqué les organisations syndicales le 10 mai dernier pour la mise en place d'un plan d'épargne salariale du groupe. Après la fermeture de la société DNL, qui comptait 47 licenciements sans reclassements, nous précise le syndicat, la direction du groupe a donc bien décidé de s'en prendre aux salles des ventes et au comptoir du livre gérant le solde, dont les l'avenir des cinq employés est menacé. 

 

Sur ce dernier point, nous n'avons pas pu obtenir de plus amples éléments. Cependant, il faut se souvenir que François Bourgeois a été nommé début mai, au poste de directeur général d'Interforum. Olivier Fornaro, directeur de la diffusion chez Interforum, est également directement, directeur du Comptoir des livres.