Editis en bonne forme, Jean-Bernard Lafonta satisfait

Clément Solym - 08.02.2008

Edition - Economie - Editis - chiffre - affaires


L'affaire est juteuse, pour la holding Wendel, puisque l'annonce des 760,3 millions de chiffre d'affaires réalisés par Editis mettra un peu de piment dans l'achat de cette filiale. Une croissance organique de 2 %, mais évaluée à 1 %, qui satisfait et s'accorde avec tous les bons résultats affichés globalement par Wendel.

Le communiqué est implacable : « Les acquisitions réalisées en 2006 et en 2007 du groupe belge De Boeck et de Paraschool en éducation, de Gründ en littérature et de DNL en diffusion & distribution contribuent à la progression du chiffre d’affaires consolidé ( 9 %) et compensent ainsi l’incidence de l’arrêt des contrats des maisons universitaires transférés au groupe Lagardère au 1er janvier 2007 (-10 %). »

Les trois pôles connaissent donc chacun leur heure de gloire.
  • La littérature toujours poussée par les best-sellers, en grand format, et l'ascension permanente du format poche
  • L'éducation profite comme toujours de la rentrée scolaire, et tout particulièrement le parascolaire
  • Diffusion et distribution profitent, elles, des contrats « signés avec des éditeurs tiers »
Or, si l'on attendra le 27 mars pour les résultats complets, la société d'investissement pourrait largement tirer un profit plus conséquent encore d'Éditis. Rappelons-le, 2.400 salariés, 760 millions de CA, et 42 de bénéfices nets, cela pèse.

Et ces bons résultats confirmeraient ainsi la probable plus-value de 30 % que les analystes envisageaient en parlant d'une vente de la filiale à la hauteur de 900 millions d'euros. Cependant, l'argent perdu appelle l'argent, et il faut noter que Wendel a tout de même perdu près de 30 % de la valeur de son titre à la Bourse depuis le 1er janvier.