Editis : le chantier toujours grand ouvert autour des journées de RTT

Clément Solym - 05.07.2019

Edition - Les maisons - jours RTT éditions - Editis salariés RTT - négociations direction


Fin mai, ActuaLitté apprenait que de grosses négociations se jouaient au sein du groupe Editis, concernant les RTT, dans les différentes structures. Au fil des rachats et de réorganisations, la diversité en matière de temps de travail impliquait une mise à plat. Et une harmonisation, toujours en négociation. 

Girder Workers
Cathy Labudak, CC BY 2.0
 

Selon une communication portée par la CGT, qui a décidé de quitter la table des négociations — alors que les autres organisations demeurent — aucun accord n’est à cette heure trouvée. Au terme de plusieurs réunions avec la direction et autant de concertations intersyndicales, le terrain d’entente ne voit toujours pas pousser la pelouse qui fera fumer le calumet de la paix.

En matière de RTT, la CGT souhaitait une harmonisation par le haut, en s’appuyant sur la société la mieux-disante du groupe — 24 journées de RTT. L’offre à 23 jours généralisée a été refusée, et la direction aurait affirmé qu’elle camperait sur une proposition à 17 jours.
 
Les pertes pour les salariés qui bénéficiaient de plus de journées de RTT ne seraient alors compensées que dans une limite de 21 jours. L’idée que chaque RTT soit rachetée à la hauteur de 1 % du salaire brut n’a pas reçu de réponse — aucun montant de rachat n’a encore été avancé. Dans le cadre de Sejer, ce serait 525 jours, pour autant de salariés, qui seraient offerts, non rémunérés.

Forfait jour, télétravail, déconnexion

Le passage à un forfait jours pour les cadres — un décompte qui ne passe plus par un nombre d’heures, mais un total de 218 journées ouvrées annuel — reste d’ailleurs d’actualité. Régime conventionnel dérogatoire aux 35 heures, la direction envisagerait de le déployer — attendu qu’il préexiste à la Sogedif — pour un total de 214 journées. 

Or, le fait que ce régime soit appliqué à partir du niveau C2C – une catégorie de cadres propre à l’édition, sur une échelle allant de C1a, C1b, C2a, C2b, C2c, C3a, C3b, C3c, C4 à C5 – poserait question en regard du Code du travail : seuls les cadres disposant d’une autonomie dans l’organisation de leur emploi du temps sont à même de basculer sur un forfait jours. Ce qui ne serait pas le cas des C2C. 

« Nous avions donné notre accord à partir des C4 avec un dispositif de contrôle de la charge de travail, une formation managériale adaptée et 200 jours de travail », relève la CGT. D’autant que plusieurs contraintes pèsent sur le principe du forfait jours — aucune limite du nombre, nombre de RTT réduit, pas de retraite progressive, pas de journées de récupération (le scolaire savourera).

D’autres points évoqués dans le cadre des discussions, comme le droit à la déconnexion ou le télétravail : les propositions avancées n’ont pas trouvé d’écho. À moins que les OS n’acceptent la signature d’un accord à 17 jours de RTT, pas de suite sur le télétravail. Pour la CGT, il faudra passer par d’autres « actions, pour la défense des droits et la protection des salariés ». 


Commentaires
bonsoir,

avez-vous un comparatif des jours de RTT chez d'autres éditeurs ? Sam
Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.