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Édouard Philippe : “Nous voulons rester, redevenir peut-être, une nation de lecteurs”

Clément Solym - 04.07.2017

Edition - Société - Edouard Philippe culture - France confiance culture - terrorisme gouvernement oeuvres


À l’occasion de son discours de politique générale, prononcé devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre Édouard Philippe a présenté les grandes lignes qui dirigeront son action. « La France doit être de nouveau conquérante », lance-t-il devant les députés. 




 

Confiant à l’égard de l’école publique, revendiquant son héritage d’enfant d’enseignants, le Premier ministre a docilement repris le programme du candidat Emmanuel Macron. Non sans faire quelques détours pour mieux encore porter son message. 

 

Si les terroristes haïssent tellement « les dessins, les livres, la musique et les spectacles, c’est qu’ils savent que ceux-ci sont une source inépuisable de réflexion, d’émancipation, et de bonheur ». Ainsi, l’Éducation artistique et culturelle sera, de concert entre les deux ministères concernés, « un chantier [qui] sera une priorité commune ». Et ce, de sorte que les enfants aient accès à un savoir qui puisse leur permettre de mieux comprendre le monde.

 

 « Lire rend libre. Plus encore que sous les ors de ses palais, la République vit dans ses bibliothèques », poursuit également le Premier ministre. Et de même, faut-il le préciser, « accéder aux œuvres rend libres ». Aussi importera-t-il de faciliter aux jeunes et à chacun l’accès à la culture. 

 

Macron avait déjà évoqué, au cours de sa campagne, l'ouverture horaire plus large des bibliothèques. « Nous voulons rester, redevenir peut-être, une nation de lecteurs », note le Premier ministre, qui bascule ainsi vers le modèle du pass culture pour les jeunes.  

 

Edouard Philippe souhaite, à l’image de ce qu’Emmanuel Macron avait suggéré, « ouvrir le débat avec les géants du numérique, pour permettre aux artistes de vivre de leur création ». Vœu pieux, évidemment, mais là encore, il faudra patienter pour savoir ce que le gouvernement a réellement à l’esprit. 
 



 

Si « ce qui nous rassemble, c’est aussi la culture ». Probablement la raison pour laquelle le Premier ministre s’offrira le luxe d’invoquer Bob Dylan quand il parle... d'économie. Il ira même jusqu’à citer les paroles de la chanson « du prix Nobel de littérature 2017 » Blowing In The Wind, traduites par ses soins.
 

Combien de fois un homme peut-il tourner la tête en prétendant qu'il ne voit pas ?


ou en version originale
 

«  Yes, 'n' how many times can a man turn his head

And pretend that he just doesn't see

blowin in the wind »

 

Une allusion qui permet de désigner ceux qui détournent la tête pour ne pas voir la dette.