Egalité des sexes à l'école : en progrès

Clément Solym - 20.09.2011

Edition - Société - égalité - hommes - femmes


La Banque mondiale vient de rendre public son dernier rapport qui marque une hausse importante de la scolarisation des femmes depuis 1950. Ces dernières rattrapent progressivement leur retard sur leurs homologues masculin. Dans les pays les plus défavorisés, on est passé entre 1950 et 2010, de 1,5 à 6,5 années d’école, les garçons passant, eux, de 2,6 à 7,6 dans le même temps.

L’école primaire parait donc, au niveau mondial, assez égalitaire entre garçons et filles. Un travail important reste à faire pour que l’on retrouve un même niveau d’éducation quand on dépasse le stade des premières années. En effet, plus on avance en âge et plus le décalage devient croissant, selon la Banque mondiale.

L’inégalité se retrouve ensuite à tous les niveaux : que ce soit face à l’emploi, à la rémunération, à la santé. Cette situation s’accentue d’autant plus dans les pays en voie de développement. Pourtant, dans les pays riches, les filles réussissent mieux à l’école et l’on devrait donc les retrouver, ensuite, à de hauts postes.


Une rupture se crée cependant entre l’univers scolaire et le milieu professionnel. Dans ce dernier, les femmes demeurent à des postes moins rémunérateurs que leurs collègues masculins. Elles se retrouvent également pénalisées par une implication plus grande dans les tâches ménagères et par le temps consacré à l’éducation des enfants.

Plus grave encore, entre 1980 et 2009, le taux de femmes en activité a baissé, passant de 52 % à 50 % alors que celui des hommes passait de 78 % à 82 %. Nos sociétés se privent ainsi, de fait, du talent de nombreuses femmes. Une action d’importance devrait être mise en place pour contrecarrer ce mouvement.

Une partie de la solution se trouve dans l’éducation donnée aux filles. Elles ne sont pas encore suffisamment poussées vers la réussite professionnelle. On s’arrête souvent à la seule réussite scolaire, ce qui creuse le décalage entre les sexes.