Election de Copé : La droite décomplexée ou le coup monté

Minh Phan - 30.03.2013

Edition - Société - Jean-François Copé - coup monté - manifeste


Suite à son « Manisfeste pour une droite décomplexée » (paru chez Fayard, en octobre 2012). Jean-François Copé, élu à la tête de l'UMP (depuis novembre dernier), fait de nouveau polémique autour d'un livre écrit par Carole Barjon et Bruno Jeudy et qui s'intitule  Le coup monté (Plon, mars 2013).

 

 

Jean-François Copé - Sarkozy's meeting in Toulouse for the 2007 French presidential election 0089 2007-04-12 cropped

 

Quoi, c'est louche ?

Guillaume Paumier, (CC BY-SA 2.0)

 

 

Selon la thèse des deux journalistes, J.F.Copé aurait « manipulé les scrutins » contre François Fillon, l'autre candidat à la présidence de l'UMP, pour accéder en tant que chef de ce parti.

 

« On ne m'enlèvera pas de l'idée que c'est un coup monté » telle est la phrase que Patrice Gélard, professeur de droit et ex-président de la Cocoe, aurait pu asséner par rapport à l'élection très controversée de Jean François Copé à la tête de l'UMP.

 

Si P.Gélard dément, fortement et formellement, ne pas être à l'origine de tels propos ! Les auteurs du livre à contre-courant, quant à eux, campent sur leur position ! Selon ces derniers, l'oubli des trois fédérations d'outre-mer dans l'élection aurait abouti « vraisemblablement à une inversion du résultat final ». Et que cette affaire n'est rien d'autre qu'une pure manipulation, un « coup monté ».

 

Si Copé doit « rester sur le banc des accusés », deux de ses collaborateurs proches ont été mis en joug dans cette affaire de tricherie : le directeur de cabinet de M.Copé, Jérôme Lavrilleux, et le directeur général de l'UMP, Eric Césari. « Tous deux (sont) dévoués à leur chef Copé auquel ils obéissent » souligne le doyen Gélart. 

 

Si l'on en croit aux dires du doyen, les résultats falsifiés ne seraient pas alors « un simple oubli », mais savamment organisés Les journalistes-écrivains du livre, ont la ferme et nette volonté de réaffirmer « la véracité » de leur thèse et, par la même occasion « prouver leur bonne foi en justice », rapporte le Nouvel Observateur.

 

S'il y a une mise en cause implicite de Copé pour qui, il s'agit « d'une erreur matérielle », rapporte, Europe1. En ce qui concerne Fillon, celui-ci affirme que  le décompte des résultats : «a été inversé dans des conditions inacceptables, c'est pour çà que j'ai déclenché la crise qui a eu lieu à l'UMP ». 

 

Bruno Jeudy et Carole Barjon laissent, quant à eux à « la justice, (ou) un militant quelconque de l'UMP décidait de la saisir (de faire) la lumière complète sur cette affaire. ».