Emmanuel Macron et le monde de la Culture : où était le livre ?

Victor De Sepausy - 07.05.2020

Edition - Economie - Emmanuel Macron culture - intermittents Macron discours - édition filière livre


La dérisoire mise en scène d’un président en bras de chemise n’a échappé à personne. Et derrière Robinson Crusoé, la cale, le jambon et le fromage, le monde de la culture s’interroge encore. Francis Combes, président de l’association l’autre LIVRE, représentant des éditeurs indépendants, exprimerait plutôt sa consternation.


 

La situation des intermittents du spectacle nécessitait des mesures, pas des promesses, et elles « étaient évidemment très attendues », indique Francis Combes. Pour autant, les éditeurs indépendants avec lui s’étonnent « devant l’absence d’annonce concernant la filière du livre ».

Vincent Montagne, président du Syndicat national de l’édition, avait évoqué dans la presse un plan de 9 milliards € pour les industries culturelles. Antoine Gallimard, lui, soulignait que ce sont 500 millions € que la filière livre demandait. Qu’en est-il ?
 
« Alors qu’au début du confinement, le même président invitait les Français à profiter de cette période pour renouer avec la lecture, il semble qu’aujourd’hui le livre ne figure pas parmi les priorités », déplore Francis Combes.

Pourtant, un plan de relance, dans ce secteur comme dans d’autres, s’impose : il implique des mesures d’urgence pour l’ensemble des acteurs, afin de traverser « ce moment très difficile et dangereux pour nos structures », souligne-t-il.

Et, rejoignant les propos du PDG de Madrigall, il évoque un chantier qui replacerait « le livre au cœur de la politique culturelle du pays ». Une nécessité qui rejoint les valeurs de la démocratie. « Nous avons des propositions d’ensemble à faire que nous entendons soumettre prochainement au débat public. »

Allégements de charges, aides économiques ponctuelles, voilà déjà de premières pistes. Et puis, enfin, venir à bout de la question du tarif postal qui serait aussi favorable au livre qu’à la presse. « C’est une revendication largement partagée par des éditeurs, petits et grands, mais elle concerne aussi les libraires, les distributeurs, les bibliothécaires, les auteurs et les lecteurs », insiste Francis Combes.

Récemment, le président de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a d’ailleurs abondé en ce sens, rejoignant les demandes multipliées ces dernières semaines.
 
Et Francis Combes de conclure : « Plusieurs milliers de signataires ont déjà soutenu cette idée. En accord, notamment avec des associations régionales d’éditeurs, et devant l’absence pour l’instant de réponse concrète, nous proposons la constitution d’un Collectif national de coordination sur ce sujet pour poursuivre et amplifier notre action. »


Commentaires
Je me suis fait la même remarque au sujet de la musique. En fait les annonces du gouvernement ne concernent pas grand monde. Beaucoup de vent et de mouvement pour pas grand chose. Je me demande ce que vont être ces fameuses "commandes publiques" annoncées. Si c'est pour encore filer de l'argent au fils du copain de machin... on se sera bien fait avoir.
Ce qui n'a échappé à personne, c'est que le président était en bras de chemise. Qualifier cela de "dérisoire mise en scène, c'est votre appréciation personnelle." Pourquoi la faire endosser à l'ensemble des personnes qui ont assisté à cette intervention ? En l'attaquant sur sa tenue, vous affaiblissez votre propos quant au fond.
En tant que libraire, j'ai écouté avec intérêt les annonces d'Emmanuel Macron concernant les aides spécifiques mises en place pour la culture.



Juste des annonces, rien de precis, Emmanuel Macron ayant donné mission au Ministre de la Culture, Franck Riester d'en dévoiler les détails d'ici fin mai.



Pourquoi cette date de fin mai ? C'est à se demander ce qu'a fait ce ministre depuis deux mois.



Une annonce de Macron a retenu mon attention. Il pris la peine de préciser que dés lundi 11 mai, les librairies devaient ouvrir. Ce qui en langage macronien veut dire : Dés lundi, les libraires devront se débrouiller et faire face aux réalités. En langage plus cru "Démerdez-vous".



Pourtant le Président et son Ministre de la Culture ont largement été informés du fait que le risque librairies est systémique pour la chaîne du livre.



Finalement, j'ai perdu mon temps. Jupiter ne s'est pas transformé en Apollon. Aucune imagination, aucun souffle, aucune vision, juste une mise en scène de manches retroussées.
Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.