Empressé du Brexit, le premier ministre Boris Johnson inquiète

Clément Solym - 23.07.2019

Edition - - Boris Johnson - industries créatives Brexit - économie édition livres


Promettant un Brexit pour le 31 octobre, le prochain Premier ministre britannique n’a pas dû faire l’unanimité. Les industries culturelles d’outre-Manche redoutent en effet les conséquences d’une telle décision. Et la nomination à venir de l’ancien maire de Londres au poste de PM, Boris Johnson, ne va pas vraiment dans le bon sens…

Boris Johnson at Conservative Party Conference, 2011
BackBoris, CC BY ND 2.0


Depuis des mois, l’édition britannique tente par tous les moyens de faire entendre ses revendications. Et en premier lieu que tout le commerce du livre repose sur une libre circulation des biens, des services — et par extensions tant des personnes que des capitaux. 

Alors que Boris Johnson a été choisi par les conservateurs pour succéder officiellement à Theresa May, à la tête du parti, tout porte à croire qu’il deviendra l’homme fort d’Angleterre. Présenté comme un homme intelligent, mais brouillon — du moins incapable de rendre un livre à l’heure, accusant quatre années de retard pour sa biographie de Shakespeare — Johnson ne fait pas l’unanimité dans le pays.

À ce titre, Alan Bishop, PDG de la Creative Industries Federation, vient d’adresser un courrier pour rappeler les dangers qui guettent l’ensemble des sociétés, en cas de Brexit.
 

Chercher des solutions, plutôt qu'aller au crash


« Avec tant d’autres industries, nous continuons d’insister sur les dégâts extrêmes que causerait un Brexit sans accord. La libre circulation des biens, services, capitaux et personnes a sous-tendu le succès de notre secteur. Et nous exhortons tous les dirigeants de partis politiques britanniques à appuyer un deuxième référendum, plutôt que de sortir violemment de l’Union européenne », indique-t-il.



 
Et de proposer à Johnson de plutôt prendre en considération les opportunités qui s’offrent que de maintenir les initiatives que le gouvernement, justement, soutient. « On ne saurait surestimer l’ampleur des investissements publics dans les industries créatives. En plus de permettre des œuvres ayant une valeur intrinsèque importante, ces engagements dans les arts et la culture du Royaume-Uni entraînent des retombées sociales, de réputation et économiques dans toutes les industries créatives, et au-delà. »

Pour 1 £ qu’investirait l’Arts Council England, ce sont 5 £ de retour sur investissement, pointe-t-il. Et en 2016, les 632 millions £ d’allégements fiscaux pour les sociétés ont entraîné 3,16 milliards £ de dépenses, sans que le gouvernement ne débourse un penny. 

Johnson doit prendre ses fonctions ce 24 juillet, avec pour programme de « faire aboutir le Brexit, unir le pays et vaincre Jeremy Corbyn ». En effet, prometteur.

via The Bookseller


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