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En Afrique et au Moyen-Orient, le secteur de l'édition en évolution

Clara Vincent - 13.12.2019

Edition - International - Moyen-Orient Afrique - économie édition livre - acteurs numérique


Le Dubai International Content Market (DICM) s’est tenu du 9 au 10 décembre derniers à Dubaï (Émirats arabes unis). Lancé en 2018, ce rendez-vous annuel est le premier marché international de contenus et de médias de divertissement dans la région du MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord). Il vise à offrir aux différentes marques de cette région l’opportunité d’étendre leur visibilité à échelle mondiale. Une nouvelle conjoncture qui, faisant la part belle au développement du numérique,  pourrait aussi profiter au secteur de l’édition. 

Dubai International Content Market 2019 - Photo Facebook


Cette manifestation semble émettre une certaine attractivité auprès des acteurs internationaux du secteur des médias et du divertissement. Pour cette deuxième édition, se sont en effet réunis plus de 500 participants venus d’une cinquantaine de pays. Aux côtés de ceux de la région du MENA se trouvaient donc notamment l’Amérique du Sud, le Royaume-Uni, la Russie ou encore la Turquie. 

Pour donner une idée de son envergure, ses organisateurs ont fait savoir que l’évènement avait donné lieu « à des accords commerciaux potentiels d’une valeur de plus de 200 millions $ », rapporte The New Publishing Standard

Ainsi, comme le note ce dernier, même si l’accent est davantage mis sur les médias tels que la télévision ou le cinéma, le DICM pourrait également représenter une manne pour le secteur de l’édition, notamment à l’endroit des éditeurs du MENA.  

Cette région souffrant encore d’une forme de désintérêt de la part des éditeurs internationaux, puisqu’elle est « considérée comme un gouffre pour l’édition, les défis de production et de distribution dépassant les avantages potentiels », note TNPS.

Or, le DICM pourrait bien être l’occasion pour ces derniers de mettre en place une nouvelle stratégie. En adoptant notamment le nouveau paradigme d’une reconnaissance mondiale qui passe par le numérique, là « où aucune partie de la planète n’est interdite et où chaque pays est une passerelle ». 
Aujourd’hui, plusieurs facteurs témoignent d’une évolution de la place qu'occupe le secteur de l’édition dans la région du MENA et d’un intérêt grandissant de la part des pays du Nord. Comme a pu en témoigner, par exemple, la présence de certains éditeurs africains lors du Salon du Livre de Genève en 2018.  

Celle-ci a d’ailleurs dernièrement supervisé une opération de la fondation émiratie Mohammed Bin Rashid Al Maktoum, qui visait à soutenir le secteur de l’édition et du livre en Afrique. Une enveloppe de 800.000 € est ainsi prévue pour contribuer à valoriser ce secteur au cours des quatre années à venir. 

Aussi, comme le note TNPS, aujourd’hui, « l’édition et la vente au détail de livres arabes rattrapent les autres médias dans une région d’une langue de plus de 400 millions d’habitants, où plus de 200 millions sont en ligne ». 

Et d’ajouter enfin que, même si « [l]’infrastructure des livres numériques de la région MENA est encore faible en ce moment, cela changera rapidement au cours des prochaines années [...]. »


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