En Angleterre, la loi sur le droit d'auteur criminalise inutilement

Clément Solym - 17.04.2009

Edition - Justice - droit - auteur - angleterre


Nombre de personnes en Angleterre ignorent que copier de la musique sur son iPod constitue une violation du droit d'auteur. Car outre-Manche, les lois qui régissent cet univers « criminalisent inutilement » les amateurs de musique et nécessitent une réelle mise à jour a clamé une association de défense des consommateurs.

C'est un sondage du Consumers International qui sur une liste de 16 pays, a placé l'Angleterre en dernière position, estimant que sa législation place des limites « véritablement irréalistes ». Les différents pays pris en compte dans cette étude sont : Argentine, Australie, Brésil, Chili, Chine, Inde, Indonésie, Israël, Malaisie, Pakistan, Philippines, Corée du Sud, l'Espagne, la Thaïlande, Royaume-Uni et États-Unis.

Et l'Angleterre arrive donc dernière, rendant complètement déséquilibrée l'intérêt des détenteurs de droit et ceux des consommateurs. Un appel a alors été lancé par l'Open Rights Group pour que le pays rende « plus souple » son attitude. L'exemple du CD compressé pour être transféré sur son baladeur MP3 devient alors un symptôme d'une approche complètement surannée.

Pour le directeur de l'ORG, Jim Kollock, « il est ridicule d'interdire la copie, le sample ou la parodie sans contrepartie financière, mais c'est ainsi que la loi est pratiquée aujourd'hui ». Car en omettant de donner aussi des droits aux consommateurs, le gouvernement anglais est en train de saper la réalité du droit d'auteur. « Comme le montre cette étude, le copyright a un besoin urgent de réforme. »