En France, Amazon représente “une porte d’entrée dans la vie active”

Clément Solym - 05.03.2018

Edition - Economie - Amazon France salariés - Frédéric Duval Amazon - France internet commerce


Revendiquant plus de 2 milliards € d’investissement en France, le directeur général d’Amazon se réjouit. En 2018, près de 2000 CDI seront signés, portant à 7500 le nombre de salariés de l’entreprise. Laquelle déplore la « méconnaissance profonde de nos conditions de travail ». 


Amazon France
Alan Dubner, CC BY 2.0
 

 

Pour Frédéric Duval, « l’Hexagone est un territoire attractif et qui se porte bien ». Comprendre : Amazon s’y implante facilement, avec cinq centres de distribution, deux pour le tri, et sept agences de livraison. Pas un mot sur les aides ou facilités que les différents gouvernements ont pu accorder pour simplifier ces créations. Dommage.

 

D’ailleurs, la société a passé un accord fiscal avec la France, qui résout manifestement quelques problèmes passés. Sans plus de détails, toutefois. 

 

Or, ces recrutements ne pallient pas un turnover fort, et Amazon revendique d’être « une porte d’entrée dans la vie active pour ceux qui ont peu de qualification, les jeunes diplômés sortant de BTS, école d’ingénieur ou de commerce et les plus confirmés qui ont plusieurs années d’expérience ». 

 

Quant aux conditions de travail, elles seraient attractives : des salaires « supérieurs de 23 % au Smic, avec un treizième mois, la mutuelle et des actions gratuites ». Mais l’activité ne s’arrête pas là : 10.000 personnes sont employées par les TPE et PME qui s’engagent sur le marketplace (étude Keystone Strategy). 

 

Et pas que : « Le service Kindle Direct Publishing permet à des auteurs de diffuser leurs œuvres et de vivre de leur passion. Ajoutez les activités d’Amazon Web Services et Amazon accompagne plus de 100 000 entreprises et créateurs en France. »
 

En France ou à l'étranger,
“les dangers pour les libraires sont les mêmes”

 

Dans les prochains temps, de nouveaux services feront leur apparition : le boîtier Alexa, pour exemple – qui doit encore être adapté pour la langue française. Le service de vidéo à la demande est déjà actif, et proposerait « un large choix ». 

 

Et de revendiquer quelque 250 millions d’articles disponibles sur le site web, contre 100.000 dans un supermarché classique. La force résiderait donc dans l’amplitude de l’offre – y compris dans l’alimentaire, devenu le nouveau cheval de bataille. 

 

« Le rachat de Whole Foods market en juin 2017 marque une nouvelle étape dans cette ambition. Nous aurions bien entendu envie de lancer ce service en France, mais chaque chose en son temps », poursuit Frédéric Duval.

 

Et pour qui aurait des doutes, sur le traitement des salariés, il suffirait de se rendre dans l’un des centres logistiques. Certes, « certains gestes sont répétitifs, mais nous travaillons de façon active et permanente à l’ergonomie du poste de travail ». 

 

Par exemple un bracelet de surveillance, pour lequel la firme a récemment obtenu un brevet ?

 

via Le JDD


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