En France, brûler le Coran et uriner dessus coûte 1000 € et 3 mois de sursis

Clément Solym - 26.10.2011

Edition - Justice - bruler - coran - relaxer


Il l'avait annoncé, et clairement réalisé : un gentil provocateur, un peu dingue, décide de brûler un exemplaire du coran, puis d'uriner dessus. Suite à quoi, fier de sa bêtise, il diffuse les images sur internet, et provoque une large polémique.


À 31 ans, on a tout de même d'autres petites choses à faire, logiquement, et la justice devant laquelle il était alors passé le menaçait de 45.000 € d'amendes pour provocation à la discrimination avec son histoire de bouquin brûlé.

 

Dans son arrêt, la cour d'appel aura finalement tranché : « Si la mise en scène décrite (...) revêt un caractère volontairement outrancier et délibérément provocateur (...) il n'en demeure pas moins que les éléments de la procédure ne permettent pas de démontrer avec certitude que l'intention d'E. Rojas Abbate était de susciter un sentiment d'hostilité ou de rejet de nature à provoquer la discrimination, la haine ou la violence à l'égard des musulmans. »

 

Il n'écopera donc pas de la peine maximale, mais de trois mois de prison avec sursis et de 1000 € d'amende - décision déjà prise en première instance. (voir notre actualitté) Selon son avocat, Me Renaud Bettcher la décision est logique. « Dans une société laïque et républicaine, il était incompréhensible que mon client soit poursuivi. En France, le blasphème n'existe pas », précise-t-il à l'AFP.

 

Une relaxe qui lui permets de bien s'en sortir, d'autant plus qu'il pourra recommencer depuis chez, lui, sans avoir le droit de diffuser ses grandes oeuvres. « Je faisais des émissions où je me moquais de tout (...) Brûler un livre chez soi, je ne pense pas que ce soit interdit », expliquait-il.

 

Et n'oublions pas une autre histoire, celle d'un autre grand malade...