En France, on peut brûler le Coran

Clément Solym - 09.05.2011

Edition - Justice - brûler - uriner - coran


Ernesto Rojas Abbate, Le Bischheimois de trente ans qui avait, il y a un mois de cela, brûlé le Coran et uriné dessus, dans le cadre de vidéos humoristiques diffusées sur la toile, avait été condamné initialement à 3 mois de prison avec sursis et mille euros d’amende (notre actualitté).

Or, il vient d’être relaxé par le tribunal correctionnel de Strasbourg, qui considère que la vidéo n’attaque explicitement que les terroristes, « auxquels la communauté musulmane ne peut être assimilée ». Selon RTL, l’avocat, Maître Renaud Bettcher, aurait précisé « que ce soit drôle ou pas, ce n'est pas une provocation à la discrimination. »


Le délit n’est donc pas considéré comme une incitation à la haine raciale ou à la discrimination envers les musulmans, ce qui choque profondément l’association franco-algérienne.

Son président Mohammed Guerroumi met directement en lien cette affaire et les idées de la droite et de l’extrême droite sur l’identité nationale : « C’est scandaleux, je suis très déçu. On relaxe un homme qui aurait pu monter les communautés les une contre les autres. Il a insulté le livre sacré. Les Musulmans vont encore prendre un coup sur la tête après le débat sur l’identité nationale et celui sur la laïcité. Nous sommes écœurés. »

De son côté l’avocat d’Ernesto Rojas Abbate est satisfait : « En France, on a le droit de critiquer l’expression religieuse, c’est le seul débat et il a été clos. » a-t-il conclu. (via l’Alsace.fr)