En publiant La Consolation, Flavie Flament s’attaque à l'impunité des violeurs

Victor De Sepausy - 17.10.2016

Edition - Société - consolation - Flavie - Flament


Avant de connaître le succès à la télévision mais aussi à la radio, Flavie Flament a commencé très tôt à faire des concours de beauté. Mais, derrière cette vie professionnelle réussie se cache un traumatisme que l’animatrice révèle dans un livre sensible, La Consolation (JC Lattès, 256 pages, 19 €).

 

 

Alors qu’elle n’est encore qu’âgée de treize ans, la jeune fille pose pour un photographe qui, se retrouvant seul avec elle, va la violer. Aujourd’hui, pour l’animatrice auréolée de succès, il est difficile de revenir sur cette horreur. Mais c’est aussi pour elle une nécessité.

 

C’est sa façon à elle de s’attaquer à l’impunité dont jouissent de nombreux violeurs, notamment à cause des délais de prescription qui empêchent ainsi Flavie Flament de mettre en cause son violeur. Depuis 2004, une législation plus dure a permis de faire passer le délai de prescription pour le viol d'un mineur de dix à vingt ans après la majorité révolue de la victime. Mais pour les viols commis avant 2004, c'est le délai de dix ans qui continue de s'appliquer.

 

Si l’écriture ne lui a pas permis de se libérer totalement de ce fardeau, l’animatrice espère au moins que cela va pousser de nombreuses femmes à parler pour faire condamner des violeurs qui trop souvent restent impunis.

 

Issue d’un milieu plutôt modeste, Flavie Flament revient aussi sur sa relation difficile avec une mère qui lui fit subir de nombreuses humiliations.