En quarante ans, les livres sont devenus plus gros

Cécile Mazin - 09.03.2016

Edition - International - taille livre pages - Harry Potter description - univers fantasy


Voilà quarante ans, les livres étaient moins gros, c’est désormais certain. Au moins pour une partie de la production éditoriale. Une précédente analyse du Guardian l’avait déjà affirmé : en l’espace de 15 ans, les romans avaient gagné quelque 80 pages. Sauf que des doutes persistaient sur la réalité de ces données. Plus question d’hésiter, de nouveaux chiffres sont arrivés.

 

Books

Ryan Hide, CC BY SA 2.0

 

 

En tablant sur les 40 dernières années, Booklist Reader vient d’établir avec certitudes que la taille semble compter. En 1976, un roman moyen comptait 106,25 pages. Dix ans plus tard, on enregistrait 29 pages supplémentaires, de même qu’en 1996. Mais en 2006, un nouveau bond intervient, et l’on arrive à 174,5 pages de moyenne. En 2016, en revanche, on serait passé à 290 pages – soit 115 de plus, difficile de savoir si l’on peut dire « de mieux »...

 

2006, la bascule ? Selon le Digital Reader, il faudrait lorgner du côté du petit sorcier à lunettes, avec une drôle de cicatrice sur le front, pour mieux comprendre. De 77.000 mots, pour The Philosopher’s Stone, on est passé à 257.000 mots pour The Order of the Phoenix. Le genre se prêterait cependant plus volontiers aux augmentations de volume.

 

The Booklist considère que le genre Fantasy biaise en effet les données de ce type d’étude. « Les auteurs bâtissent un nouveau monde. Les lecteurs de fantasy souhaitent se perdre dans ses mondes. »

 

Reste alors des cas de figure comme George RR Martin, dont on raconte souvent que l’éditeur n’a pas eu le courage de faire les coupes nécessaires pour alléger le livre. Dans le monde du Young Adult, toutefois, l’exemple d’Harry Potter ne manque pas d’intérêt. À vérifier...