Enola Holmes, le nouveau film Netflix attaqué en justice

Gariépy Raphaël - 25.06.2020

Edition - Justice - Netflix adaptation - Justice droit d'auteur - Sherlock Holmes Millie Bobby Brown


En avril dernier, Netlix annonçait préparer un film basé sur les aventures d’Enola Holmes, la petite sœur turbulente de Sherlock. Mais alors que les premières images viennent juste d’être dévoilées, le projet est attaqué en justice par les descendants d’Arthur Conan Doyle, qui reprochent notamment à l’adaptation un Sherlock trop « humain et empathique ». 



Réalisée par Harry Bradbeer (Fleabag), avec au casting Millie Bobby Brown en Enola et Henry Cavill en Sherlock, l’annonce de l’adaptation avait fait grand bruit. De nouveaux détails ont été révélés hier par Netlix qui a confirmé que le film serait disponible en septembre prochain. Malheureusement pour le géant du streaming le projet a également attiré l’attention de la famille de Conan Doyle, qui n’apprécie pas certains détails du projet et a décidé de saisir la justice. 



Une histoire de droits 


Enola Holmes est une série de romans écrit par Nancy Springer, spécialiste du détournement de personnages. Surtout connue pour Enola, l’auteure américaine a également longuement écrit sur les aventures de Rowan Hood, la fille de Robin des Bois. Le film produit par Netflix s’inspire des événements du 1ere tome de la série, La Double Disparition, éditée en 2009 aux éditions Nathan, dans une traduction de R.-M. Vassallo.
 
L’univers de la petite sœur de Sherlock avait déjà fait l’objet de poursuites de la part des descendants de Conan Doyle, qui voyaient d’un mauvais œil le succès de ces textes fortement inspirés des romans de leur aïeul. En 2014, la famille avait cependant perdu les droits sur la majorité des œuvres de l’écrivain, après qu’un juge avait statué que les aventures de Holmes, écrites avant 1923, faisaient désormais partie du domaine public.

 
 


Une persévérance à toute (é)preuve 


Pour contourner ce verdict, la famille affirme qu’Enola Holmes emprunte des éléments de son intrigue à des histoires écrites entre 1923 et 1927. Il est notamment reproché à l’adaptation de proposer un Sherlock « humain et empathique », un trait de caractère seulement affiché dans les oeuvres les plus tardives de Doyle. L’auteur aurait en effet fait évoluer son personnage après la perte de son fils aîné et de son frère pendant la Première Guerre mondiale.

Pour ne pas faire dans la demi-mesure, le procès a été intenté contre Netflix, Legendary Pictures, Penguin Random House, Springer, et le réalisateur Harry Bradbeer. 

Pas moins. 


Crédit photo : Netflix


Commentaires
C'est mon préciiiieux ! Mon argeeeeent qui m'est dû parce que mon ancêtre a écrit avec talent ! Moi mon talent c'est de tirer du pognon de partout dès que mon ancêtre pourrait être cité.
Qui défend vraiment qui ? Qui tire de l'argent de quoi ?
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