Enquête annuelle Fevad/LSA sur le moral des e-commerçants

Julien Helmlinger - 11.04.2013

Edition - International - Enquête - Edition 2013 - Fevad/LSA


L'édition 2013 de l'enquête de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance, visant à prendre la température du moral affiché par les commerçants du Web, ainsi que leurs perspectives de développement, sera publiée en son intégralité ce 11 avril, dans l'édition de LSA. Et pour ce second relevé d'humeur, annuel, les e-commerçants semblent conserver le moral en dépit de la crise. Leur vision du marché les inciterait aux investissements, prioritairement dans les domaines du marketing, de la publicité et de l'informatique.

 

 

 

En ce qui concerne la méthodologie, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance a mené son enquête en mars 2013, en sondant les dirigeants de 79 sites marchands. Ceux-ci étaient représentés par une majorité de vendeurs aux particuliers (84 %), de tous profils (34 % e-commerçants vadistes, 37 % pure players et 29 % retailers), et de toutes tailles (42 % moins 10 millions € de chiffre d'affaires, 27 % de 10 à 100 millions, 31 % plus de 100 millions).

 

Des e-commerçants confiants mais stressés

 

Si le contexte économique s'est globalement dégradé, la majorité des interrogés sont restés confiants à l'aube de 2013. Les dirigeants sont 62 % à se déclarer aussi ou plus optimistes que l'année passée, et même 3 sur 4 à afficher un optimisme comparable ou supérieur à celui de l'an dernier chez les sites pure-players.

 

En revanche ils ne seraient pas épargnés par le stress. Les interrogés seraient 47 % s'estimer autant touchés qu'en 2012, et 47 % davantage alors que 2013 s'annonce avec ces mutations. Ils seraient 81 % de dirigeants à anticiper des mouvements de concentration sur leur marché, et 70 % à imaginer de nouveaux accords stratégiques entre e-commerçants et retailers, tandis qu'ils seraient 68 % à s'attendre à l'arrivée de nouveaux acteurs étrangers.

 

Les dirigeants seraient 85 % à estimer que le marché du e-commerce va poursuivre sa croissance. Ils seraient 74 % à prévoir pour 2013 une augmentation de leur chiffre d'affaires par rapport à l'an dernier, et 52 % à tabler sur une amélioration de leur performance financière, ou 34 % s'attendant à une certaine stabilité.

 

Un marché propice aux investissements et à l'emploi

  

Cette perception confiante, quant à l'évolution du marché, inciterait près d'un entrepreneur sur deux à projeter une hausse de ses investissements en 2013, tandis qu'ils seraient 34 % à songer à investir autant qu'en 2012.

 

Et ces investissements devraient profiter à l'emploi, comme en attestent les perspectives de recrutement relevées. Tandis que 45 % des interrogés sont décidés à recruter autant qu'en 2012, ils seraient 23 % à envisager davantage d'embauches. Globalement, ce sont 68 % des sondés qui compteraient recruter autant ou plus que l'année passée.

 

Comme en 2012, les e-commerçants devraient continuer d'investir en premier lieu dans le marketing et la publicité, pour 58 %, et l'informatique en ce qui concerne 47 %. Ces investissements seraient suivis ensuite par la diversification de l'offre pour 38 % des sondés, la logistique pour 30 %, et l'international pour 25 %. Si les enseignes les plus humbles investiront en priorité dans le marketing et la publicité, pour 61 % d'entre elles, et la diversification de l'offre pour 55 %, les géants du Web devraient plutôt miser dans l'informatique comme en attesteraient 64 % des interrogés et la logistique pour 52 % du panel.

 

Les dirigeants on été interrogés quant aux principaux leviers de croissance qu'ils perçoivent. Ils sont 76 % à placer le m-commerce en tête, 54 % à évoquer les points de retrait, 51 % pour les réseaux sociaux. Tous les dirigeants des sites e-commerce majeurs privilégieraient désormais le canal du commerce mobile, même si le canal magasins resterait une priorité pour 40 % d'entre eux. 

 

Des commerçants qui se tournent vers l'international

 

Si désormais en 2013, plus de la moitié des e-marchands est d'ores et déjà présente à l'international, ils seraient en outre 14 % à le projeter. Les écarts restent néanmoins importants entre les petits acteurs, dont seulement 36 % sont présents à l'international, et les plus grands, à hauteur de 72 %. mais tous les types de profils ont néanmoins tenté l'aventure, qu'il s'agisse de retailers, de pionniers du e-commerce vadistes ou autres pure players.

 

Et s'il demeure 30 % de dirigeants qui se refusent d'envisager la présence à l'international, ils seraient une moitié d'entre eux à expliquer ce choix, en invoquant un manque de ressources humaines ou financières.

 

Ceux qui ont franchi la frontière témoignent de certaines difficultés. Ils seraient 53 % à déplorer les complications juridiques, 47 % évoqueraient celles fiscales, tandis que les enseignes les plus modestes seraient 67 % à souffrir au niveau de la logistique.

 

Si pour l'instant la plupart des acteurs, s'investissant à l'étranger, ne réalisent pas encore 20 % de leurs chiffres d'affaires hors des frontières, ils seraient non moins de 85 % d'entre-eu à estimer que ce poids augmentera pour les deux ans à venir. Les destinations d'export restent encore limitées, dans moins de 5 pays pour la majorité d'exportateurs, avec la Belgique et l'Europe du Nord en tête des destinations.

 

  CPanalyse Moral 2013 by ActuaLitté