Enseignants-chercheurs : après le décret, la masterisation

Clément Solym - 07.03.2009

Edition - Société - réforme - statut - enseignants


La réunion de ce vendredi entre la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse et les syndicats UNSA, SGEN-CFDT, FO et le syndicat Autonome a finalement abouti à la réécriture complète du décret de réforme du statut des enseignants-chercheurs.

L'AP rappelle qu'il aura fallu en tout 23 heures de négociations pour arriver à un « compromis acceptable » de l'avis général des syndicats. de son côté Valérrie Pécresse a déclaré : « Nous avons un projet de décret réécrit, équilibré, qui prend en compte l'ensemble des positions exprimées ».

Le point le plus largement discuté cet après-midi était l'évaluation des enseignants-chercheurs. ceux-ci seront donc évalués par leurs pairs, et leur promotion dépendra des décisions des universités auxquelles ils sont rattachés et de la Conférence nationale des universités. Il y aura donc un avis local et un national qui seront d'égale importance. Un bémol toute fois cette clause-là n'est pas écrite dans le décret, elle sera promulguée sous forme d'arête.

La ministre espère que ce nouveau décret pourra recréer un climat de confiance : « L'objectif du nouveau décret, c'est de recréer les conditions de la confiance et de poursuivre la réforme des universités ». Les syndicats eux, attendent encore un geste du gouvernement au niveau de la masterisation. Et pour revoir ce dossier c'est avec Xavier Darcos qu'il faudra négocier.

Yves Markowicz, le porte-parole de l'UNSA a déclaré : « Il n'y a plus d'opposition de front sur le décret. Reste que nous sommes face à un problème beaucoup plus large et que tant qu'il n'y aura pas de signal clair de Xavier Darcos sur la masterisation, la crise ne sera pas finie ».

Les syndicats ont d'ailleurs prévu une nouvelle journée d'action mercredi commune avec les écoles, collèges et lycées. Le but étant de pointer la politique du gouvernement « de la maternelle à l'université »