Envie de voyages low-cost ? L'Australie choisit de lire plus

Clément Solym - 20.04.2009

Edition - Société - voyages - low - cost


La phrase de Mark Twain ne manquera pas d'écho : lui qui disait que les livres existent pour les personnes qui souhaitent se retrouver ailleurs - peu importe où - voici qu'il a trouvé toute sa justesse en Australie. Le pays des kangourous s'efforce en effet de lui donner raison.

Alors que la récession frappe les ventes au détail, avec une baisse globale de 2 % sur le mois de février, les Australiens passent manifestement plus de temps à acheter des livres, une alternative attractive à d'autres moyens coûteux de se divertir. Ainsi, au cours du premier trimestre, on constate une augmentation de 7 % des ventes de livres

Et elles obéissent à une tendance globale, puisque Stephenie Meyer reste dans les têtes de liste, elle qui aura représenté une grosse part des ventes américaines. Le directeur de l'Australian Booksellers Association, Malcolm Neill, a rappelé que les livres restaient relativement immunisés face à la crise. L'expérience enseignerait d'ailleurs que la littérature n'est pas frappée avant une période très prolongée de crise financière.

Et encore, les livres neufs seraient les premiers touchés, puisque la vente d'ouvrages d'occasion rien toujours la route, comme le montrer différents bouquinistes du pays. Des bouquins sur l'art et l'architecture ne fonctionnent pas très bien, de même que les beaux livres, mais comme un peu partout dans le monde, on constate également une augmentation de la fréquentation des bibliothèques...

La ville de Sydney en compte sept, et au cours des trois premiers mois, elles ont connu une hausse de 12 % de l'affluence. À mettre en relation avec la promotion et le libre accès au WiFi, estime un porte-parole du Conseil de la ville.