Equateur : utilliser le copyright pour couvrir les fuites de documents

Julien Helmlinger - 03.07.2013

Edition - International - Equateur - Copyright - Surveillance généralisée


Bien que l'Équateur ait été évoqué comme potentielle terre d'asile pour Julian Assange ou encore Ed Snowden, le pays n'a pas tellement le profile type d'un rempart protecteur des libertés civiles. En réalité, tandis que le gouvernement accordait l'asile au fondateur de WikiLeaks, des fuites de documents faisaient état de tentatives du gouvernement visant à extrader un dénonciateur de la corruption locale. Et ce, outrepassant ses propres lois en demandant un mandat pour enquêter sur des adresses IP et saisissant les ordinateurs de journalistes.

 

 

Certaines informations publiées via BuzzFeed évoquent l'idée que le gouvernement équatorien viserait à s'équiper en matériel de surveillance généralisée de la population. Notamment un système baptisé GSM Interceptor et quelques drones de surveillance sans pilote...

 

Si dans un premier temps les journalistes du site web, Rosie Gray et Adrian Carrasquillo avaient diffusé divers documents révélant les achats dans leur article, via Scribd, la curieuse capture d'écran ci-dessus les aurait rapidement remplacés. Documents retirés en raison de violation de copyright.

 

Ainsi, le gouvernement équatorien détournerait la revendication de propriété intellectuelle pour censurer les organes de presse qui divulguent des informations sensibles quant à sa politique. Pratique quelque peu ironique pour une contrée prête à accorder asile à celui que les États-Unis poursuivent pour avoir révélé des rapports sur les pratiques de surveillance américaines.