Ernest Hemingway et ses notes de frais exorbitantes

Clément Solym - 20.05.2019

Edition - International - ernest hemingway - correspondant de guerre - notes de frais


Il fut un temps où les journalistes menaient grand train. Du moins, des journalistes du nom d’Ernest Hemingway. Lors de sa collaboration avec le magazine Collier’s à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, le célèbre auteur américain a tenté de se faire rembourser une note de frais de 13.000 dollars… soit l’équivalent de 187.000 dollars d’aujourd’hui ! Sans surprise, le magazine a refusé de payer l’intégralité de la note et, étonnamment, la collaboration n’a pas été reconduite. 

Hemingway et les cocktails, toute une histoire.
Image par Anne & Saturnino Miranda de Pixabay 

 

Après avoir couvert la libération de l’Europe par les forces alliées en 1944-45, Hemingway rentre à New York en août 1945. C’est à ce moment-là qu’il adresse sa note de frais, rédigée sur trois pages grand format.

Tout en égrenant la liste de ses dépenses (dont 2200 dollars, soit 31.000 dollars d’aujourd’hui, dépensés en « divertissement » lors de son passage en France...), l’auteur de Vieil homme et la mer précise toutefois qu’il fait grâce de ses dépenses de santé et de la destruction sous le feu ennemi d’une décapotable Mercedes ! 
 

Le magazine consent tout de même à lui verser 1500 dollars (soit 20.000 $ d’aujourd’hui), en plus d’une avance reçue de 4500 dollars (64.000). 
 

Pour couronner le tout, le magazine était loin d’être satisfait des six articles fournis par l’auteur, visiblement plus préoccupé par l’édification de sa légende personnelle que la stricte relation des faits, s’attribuant une place quelque peu exagérée dans les opérations eu égard à sa fonction de correspondant de presse.
 

Une attitude que d’aucuns pourront juger pour le moins cavalière, Collier’s étant à l’époque ni plus ni moins que le magazine le plus prestigieux aux États-Unis, avec un tirage hebdomadaire à près de trois millions d’exemplaires. 
 

Cela dit, les articles d’Hemingway méritent assurément le détour, ne serait-ce que pour leur puissance évocatrice des combats. Il faut lire sa description de débarquement du 6 juin 1944 (parue le 27 juillet de la même année), à Omaha Beach, débarquement auquel il assista depuis un navire, et non sur la plage comme il le laisse entendre…



via Columbia journalism Review


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