Esther : peut-on vivre d'amour et d'eau fraîche avec un lovebot ?

Clément Solym - 19.05.2020

Edition - Les maisons - Esther Olivier Bruneau - amour temps robots - automate Esther robots


AVANT-PARUTION – « Au dix-huitième siècle, un illusionniste très doué en horlogerie avait fabriqué un automate si parfait que lorsqu’il se produisait sur scène avec lui, les spectateurs n’arrivaient parfois plus à faire la différence entre l’artiste et sa création. » Ainsi s’ouvre l’univers d’Esther, le nouveau roman d’Olivier Bruneau.



 
Anton et Maxine forment un couple sans histoires, doucement consumé par la routine. Une nuit, en rentrant d’un dîner, ils découvrent par hasard une lovebot, poupée sexuelle animée et douée d’intelligence artificielle, abandonnée aux ordures. L’irruption dans leurs vies de ce corps, programmé pour le plaisir, mais martyrisé dans sa chair synthétique, va bien vite bousculer leur intimité.

Mais tandis que la créature retrouve peu à peu vie et révèle des fragments de son passé, ils ne se doutent pas encore que les épreuves qu’elle a traversées la rendent exceptionnelle, et en font la proie d’une traque insoupçonnée. 

Et pour les yeux, quelques lignes de plus, prolongeant l’introduction – si, si, ce fameux automate évoqué plus haut…

« Certes, le public était époustouflé par le spectacle, par la virtuosité de l’artiste, mais surtout, le public avait peur.
Peur devant sa propre incapacité à distinguer l’homme de la machine, le réel de l’artificiel, le vrai du faux. Alors, pour ne pas se produire chaque soir devant une foule d’angoissés, l’illusionniste a décidé quelque chose qui peut paraître impensable aujourd’hui.

Il a en quelque sorte mécanisé ses gestes, et modifié son apparence, car il valait mieux selon lui que le public prenne l’homme pour la machine et la machine pour l’homme. À la fin du spectacle, il révélait la supercherie, et les spectateurs lui faisaient une ovation, ravis d’avoir été bernés aussi brillamment... (Yalda laissa la salle captivée digérer, puis reprit.) Mais notre époque n’est pas la scène d’un théâtre de magie. Il n’y a pas de dernier acte pour révéler le secret de l’illusion.
» 

Délicieux ?

[à paraître 28/05] Olivier Bruneau — Esther — Tripode — 9782370552259 – 19 €


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