États-Unis : Au Optronics ne va pas s'en tirer à si bon compte

Clément Solym - 24.08.2010

Edition - Justice - auo - justice - ecrans


Aux Etats-Unis, on ne plaisanate pas avec la libre concurrence dont le client final profite toujours. C’est à ce titre que déjà depuis plusieurs mois une importante affaire concernant la vente d’écrans plats à prix préalablement entendus secoue le pays. Plusieurs dirigeants de grandes sociétés électroniques ont déjà été inculpés

Mais l’affaire semble se corser à présent pour trois dirigeants du groupe taïwanais AU Optronics. Ces derniers, mis en cause dans cette affaire d’entente illicite sur le prix des écrans plats, sont désormais placés sous le coup d’une interdiction de quitter le territoire américain.

Et pourtant, les trois personnages, le vice-président de AU Optronics, H.B. Ghen, le président Chen Lai-juh et un membre du conseil Hui Hsiung étaient revenus de leur propre chef il y a un mois afin de répondre aux juges lors d’une audience préparant le futur procès. Depuis, une interdiction de quitter le territoire pèse sur eux.

Jusqu’à présent, la société taïwanaise a toujours semblé coopérer dans cette affaire avec la justice américaine. Cette interdiction ne peut donc se comprendre dans les faits que comme une mesure visant à pallier l’inexistence de traité d’extradition entre Taïwan et les Etats-Unis.

Cette affaire d’entente sur les prix des écrans LCD s’intéresse à une période de vente qui s’étend de septembre 2001 et décembre 2006. Déjà six sociétés ont été reconnues coupables et de nombreux points noirs demeurent encore à ce jour.