États-Unis : le prix réduit des ebooks ne menace pas les ventes papier

Julien Helmlinger - 13.02.2015

Edition - Economie - Formats du livre - Ebook - numérique - Imprimé - papier


Depuis 2007 et le lancement du Kindle, les analystes se divisent en 2 catégories : ceux prédisant la fin du livre imprimé et ceux qui l'imaginent résister à l'étincelle numérique. Désormais, il semble qu'ils se mettent peu à peu d'accord pour tabler sur la survie du papier. Bien que généralement moins onéreux, aux États-Unis, les ebooks n'ont été adoptés que progressivement et déjà la croissance du numérique se stabilise sur les marchés les plus avancés.

 

 

 

 

La moitié des adultes américains possède sa tablette ou son reader, mais la part du dématérialisé ne représenterait que 23 % des 35 milliards $ que pèse l'industrie de l'édition aux États-Unis. Selon Pew Research, seuls 4 % des Américains lisent exclusivement des livres numériques.

 

Par ailleurs, inconditionnels du papier et avocats de l'ebook ayant des arguments divers pour vanter les mérites de leur format préféré, on ne s'étonne pas que ces parts de marché diffèrent selon les registres de lectures. Selon Nielsen, 36 % des romances vendues en 2014 concernaient des ebooks.

 

PwC indique que la non-fiction et les manuels scolaires restent très largement vendus au format papier. En 2014, 32 % des titres en catégorie mystère se seraient écoulés en ebook, contre un peu plus d'un quart en catégorie Young Adult. Le numérique ne représentait pourtant que 8 % des ventes Young Adult deux ans auparavant, dans cette dernière catégorie, selon les chiffres de Nielsen.

 

Au sein de la liste des best-sellers Kindle 2014, sur les 5 meilleures ventes, on retrouve 3 titres catégorie Young Adult, et ils se sont bien vendus en imprimé comme en numérique. Il s'agit de Gone Girl par Gillian Flynn, The Goldfinch signé Donna Tartt, et enfin The Fault in Our Stars de John Green, ce dernier titre ayant été couronné meilleure vente de l'année sur tous les formats.

 

La différence de tarification moyenne des livres a tendance à croître entre les formats, depuis 2009.

 

 

(via Forbes)