États-Unis : pour contester les idées d'une auteure, des étudiants brûlent ses livres

Antoine Oury - 14.10.2019

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Jennine Capó Crucet, auteure latino-américaine partagée entre Cuba et les États-Unis, s'était rendue à l'université de Géorgie du Sud (sud-est des États-Unis). Elle y partage son expérience et s'exprimer sur les différences de traitement que subissent les personnes immigrées, issues de l'immigration ou métisses. Après quelques remous durant son intervention, un autodafé de ses livres a été organisé par des étudiants du campus. 

burnt book
(photo d'illustration, Paul Domenick, CC BY-ND 2.0)


Make Your Home Among Strangers (Trouver sa place parmi des étrangers) : le titre du livre de Jennine Capó Crucet n'est que plus frappant, quelques jours après un autodafé organisé par des étudiants sur le campus de l'université où elle était venue discuter de son livre et des faits qui l'ont nourri. L'auteure aborde dans cet ouvrage les difficultés rencontrées par une Américaine d'origine cubaine pour se faire une place au sein d'une prestigieuse université où sont inscrits en majorité des étudiants blancs.

Lors de son intervention devant les étudiants, plusieurs protestations se sont fait entendre : « Je remarque que vous faites énormément de généralisations sur le fait que les Blancs seraient privilégiés », a souligné un étudiant au moment des questions du public. « Qu'est-ce qui vous fait croire que c'est légitime de venir sur un tel campus, où nous sommes censés promouvoir la diversité, que l'on nous apprend. Je ne comprends pas l'objectif de cette intervention. »

« Ce qui me brise le cœur et ce qui est si difficile à accepter est que je viens de participer à une discussion sur ce genre de moments et ce moment arrive justement », a souligné l'auteure. Pour elle, le seul fait d'évoquer les avantages des Blancs parait toujours malvenu pour la majorité privilégiée, des représentants de cette dernière — ou non, d'ailleurs — jugeant la discussion plus inquiétante que les inégalités évoquées.

Peu après la fin de l'événement, des étudiants de l'université ont commencé à manifester leur désaccord sur les réseaux sociaux, présentant des pages déchirées du livre de Jennine Capó Crucet, avant que des élèves n'entament un autodafé sur le campus, brûlant des ouvrages de l'auteure.
 


L'université, alertée par des élèves et des observateurs, a déclaré que les élèves ne seraient pas sanctionnés. « Cela relève des droits des étudiants en vertu du Premier Amendement, mais l'autodafé ne correspond pas aux valeurs de l'université de Géorgie du Sud et n'encourage pas le débat public et l'échange d'idées », a indiqué l'établissement.
 
Le Dr. Russell Willerton, à la tête de la section Écriture et Linguistique de l'université, a toutefois appelé les étudiants à rester « civilisés dans leurs désaccords », déplorant que la discussion autour du livre de l'auteure ait dérivé sur des accusations de racisme anti-blancs.

via Washington Post, WTOC


Commentaires
L'obscurantisme....! Le retour....
Une personne qui brûle un livre n'est pas un étudiant mais un barbare. Ces gens n'ont plus qu'à recommencer leurs "études" depuis le début.
C'est ignoble de brûler un livre, mais ça change des antifas qui s'en prennent aux personnes sur les campus US et ailleurs.
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