Être lesbienne ou ne pas être libanaise, telle est la question

Clément Solym - 02.12.2009

Edition - Société - livre - lesbiennes - conditions


Un livre recueillant plusieurs confessions de libanaises lesbiennes, bisexuelles ou transsexuelles est sorti au Liban. Le livre n'avait été tiré qu'à une centaine d'exemplaires mais a dû être réimprimé devant un certain succès. Un premier pas peut-être vers l'acceptation de l'homosexualité au Liban.

Il faut dire que dans ce pays « les relations sexuelles non naturelles » sont passibles d'une peine maximum d'un an de prison. Le livre Bareed Mista3jil (que l'AFP traduit par Courrier urgent) est donc un recueil de 41 histoires confiées par des libanaises lesbiennes. Les questions de la religion, de l'affirmation dans une société fermée à l'homosexualité et l'émigration sont évoquées.
 
En effet, arrivées à la trentaine beaucoup choisissent de quitter le Liban pour vivre leur sexualité plus librement. Pour celles qui restent dans leur pays, les options restantes sont limitées : se marier ou vivre sa sexualité cachée.

Ce livre est le fait de l'association Meem qui soutient les gays, lesbiennes et transsexuelles au Liban. La coordinatrice du Meem, Shant indique que ce sont des « lettres écrites, cachetées et envoyées au monde ». Elle explique que malgré tout une « communauté lesbienne significative » commence à se former depuis 3 ans au Liban. Et affirme : « Nous avons réalisé que nos histoires devaient être racontées. En un sens, ces histoires sont aussi sorties du placard ».