Etude : Formation et besoins des libraires en France

Florent D. - 12.12.2013

Edition - Librairies - librairie indépendante - formation - besoins des libraires


En juin 2013, Ophélie Gaudin réalisait une étude portant sur les pratiques de formation des librairies indépendantes. Dans un contexte économique difficile, les libraires actifs ont peu recours aux formations - pourtant « perçues comme un moyen d'améliorer la performance » de leur établissement. L'étude présente les formations disponibles, mais identifie également les besoins exprimés sur le territoire.

 

 

Inauguration Furet du Nord Kremlin Bicêtre

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

« Cette étude consiste à effectuer le recensement des formations existantes à destination des libraires indépendants en région, le recensement des besoins de formation identifiés sur le territoire, et la formulation de recommandations pour une amélioration de l'offre de formation et de sa consommation par les libraires indépendants », explique la FILL.

 

L'étude présente six points de vente distincts, et indique que la librairie indépendante recourt peut à la formation continue. Mais plus encore, peu de libraires en exercice « ont bénéficié d'une formation initiale, et peu d'entre eux utilisent la formation continue, alors que le marché, les usages commerciaux et les pratiques d'achat sont en pleine évolution ».

 

Or, cette formation ne peut intervenir, et se développer, qu'à condition que les intéressés eux-mêmes en perçoivent l'utilité. Le Syndicat de la librairie française s'est d'ailleurs donné pour chantier principal en 2013-2014, de résoudre cette question. « Il est urgent que la profession soit sensibilisée à la nécessité de la formation et, pour ce faire, l'ensemble des partenaires nationaux et régionaux (qu'ils soient acteurs de la culture ou de la formation) doivent faire converger leur action pour garantir le meilleur accompagnement des libraires dans l'évolution de leur métier. »

 

Fixer les priorités de la formation, à un niveau national, tout en tenant compte des diversités du métier, implique également de se concentrer sur les différences qui existent sur les territoires. « Une démarche globale de formation nécessite le renforcement d'une politique de filière régionale, chaque région ayant des spécificités propres et un historique particulier quant au livre et à la lecture. »

 

Former les libraires doit aider d'un côté la librairie à se sortir de la situation de crise et « pour l'aider à évoluer afin de conserver un équilibre économique et une place en tant qu'acteur culturel sur les territoires ». 

 

Parmi les outils à explorer, la formation ouverte et à distance, FOAD, assez bien détaillée : 

  • Peu de moyens sont nécessaires pour en bénéficier (un ordinateur, une connexion Internet, éventuellement une imprimante et une webcam).
  • Disparition des contraintes géographiques.
  • Souplesse pédagogique : le libraire se forme à son rythme et à des moments où il peut dégager du temps (la FOAD propose toujours un planning, avec des dates-butoirs).
  • Avantage économique (en général) : un parcours en FOAD coûte un peu moins cher qu'une formation en présentiel (par exemple, la formation « tuteurs » proposée par les Opca coûte de 12 à 15 € HT/heure soit 105 € HT/ jour).

jusque dans ses désavantages : 

  • Elle nécessite un minimum de compétence informatique : certains libraires n'utilisent pas du tout l'outil informatique ou ne croient pas à l'efficacité d'une formation à distance.
  • Elle ne permet pas l'échange ni de bénéficier d'une dynamique de groupe. Pour y pallier partiellement, une FOAD pertinente doit proposer un tuteur ou au minimum un forum.
  • Elle est perçue comme ayant une valeur pédagogique moindre qu'une formation en présentiel (elle peut être considérée comme une « formation au rabais »).