Europe : les collections numériques des bibliothèques plébiscitées

Antoine Oury - 22.05.2020

Edition - Bibliothèques - bibliotheques numerique - europe bibliotheques - bibliotheques coronavirus


Confinement oblige, l'accès du public aux établissements de prêt, dans l'Union européenne, a été considérablement réduit, voire interdit. Au grand bénéfice des collections numériques des médiathèques, qui ont vu les statistiques de fréquentation connaitre des hausses inédites. EBLIDA, le Bureau européen des associations de bibliothèques, de l'information et de la documentation, propose un tour d'horizon des services.

Les 7 Lieux, médiathèque à Bayeux


Dans un rapport portant sur les bibliothèques et médiathèques européennes, EBLIDA propose un aperçu de la croissance observée quant aux niveaux de fréquentation des services numériques proposés par les établissements. Si la hausse n'a pas été spectaculaire pour les bibliothèques universitaires — les chercheurs utilisant déjà largement les accès à distance —, elle a été exceptionnelle pour les établissements publics.

En Estonie, la bibliothèque de Tallinn a ouvert plus largement son service de prêt numérique, aboutissant à une hausse de 1400 % des prêts entre le 13 mars et le 19 avril, passant de 373 usagers entre mars et avril 2019 à... 10.000 sur la même période, en 2020. En Italie, la circulation des livres numériques a augmenté de 100 % en février et mars, contre une croissance annuelle moyenne de 20 % seulement.

Au Luxembourg, la gratuité d'accès aux livres numériques offerte par la bibliothèque nationale a conduit à des hausses des usages de 40 % en mars et de 78 % en avril. En Irlande, les taux de croissance sont à trois chiffres, avec une hausse de 313 % des nouveaux utilisateurs pour le service d'emprunt de livres numériques, 467 % pour les cours en ligne et 227 % pour les cours de langue.

En France, comme l'avait noté le ministère de la Culture à l'occasion d'une rapide étude, 68 % des établissements interrogés constataient une augmentation des usages pour l’ensemble ou une partie de leurs ressources numériques depuis le début du confinement, en avril dernier.
 
Bien évidemment, EBLIDA s'interroge sur l'élan numérique des établissements pendant la crise, et sur sa capacité à durer : que l'épidémie se prolonge ou non, cette croissance des usages doit aboutir sur de nouvelles négociations avec les éditeurs et fournisseurs de contenus, pour que l'engouement du public ne vienne pas porter atteinte aux budgets des bibliothèques.

Parallèlement aux relations avec les partenaires, la part des budgets destinée aux ressources numériques sera sans doute amenée à évoluer, dans un contexte d'épidémie ou post-épidémique.

Photographie : Médiathèque Les 7 Lieux, à Bayeux, ActuaLitté, CC BY SA 2.0


Commentaires
D'innombrables collections de journaux et périodiques n'existent que sous forme physique dans les bibliothèques françaises et belges.

De nombreux lecteurs (et lectrices bien entendu) de documents physiques prennent des photos,lorsque c'est permis bien entendu.

Avec des docs microfilmés dont la consultation est en outre extrêmement inconfotable et désagréable -je connais de nombreux chercheurs qui les détestent - impossible évidemment.

J'espère que cette crise ne sonnera pas un glas ou un semi-glas pour les consultations physiques absolument irremplaçables.

Sans cela,pour toute une catégorie de lectrices et lecteurs, ce sera une catastrophe totale.

Le numérique ne peut absolument pas tout remplacer !

Pas de ça j'espère même si nous qui voulons consulter les documents physiques devons sans doute encore nous armer de patience, en espérant pouvoir échapper aux masques et gants obligatoires...!

Mais quand ?

Nul ne le sait encore...sauf si je me trompe...

CHRISTIAN NAUWELAERS
Lire: inconfortable...pas inconfortable !

Il fallait une faute de frappe de plus...!

CHRISTIAN NAUWELAERS
...pas inconfotable (!!!).

On y arrive !



CHRISTIAN NAUWELAERS
je ne m'auto édite qu'en numérique et c'est bien plus confortable.

https://fantasy666.jimdofree.com/
Chacun ses goûts en fait !

J'apprécie beaucoup le numérique pour des formats courts ou moyens,comme ce site que je suis au quotidien.

Mais des revues ou livres numériques n'attireront jamais autant-avant longtemps du moins- une majorité de lectrices et lecteurs, que le format papier alors que les «digital natives» ne jurent que par l'écran.

Inutile de discuter de cela,c'est une donnée évidente: «De gustibus et coloribus non disputandum est.»

La fin du livre et de la presse papier adviendra peut-être (?) un jour mais pas de notre vivant selon moi.

Les bons apôtres du numérique qui au début d'Internet -de sa diffusion dans le grand public s'entend - prophétisaient la fin du livre (s'en souvient-on ou a-t-on déjà oublié ?) comme les prêcheurs exaltés d'une nouvelle religion (dont il faut craindre le côté totalitaire) se sont plantés en long,en large et en travers...!

Et je sors ce 23 mai d'une grande librairie bruxelloise, ultraprésente sur les réseaux sociaux dont Facebook, qui vient de rentrer une nouvelle revue musicale française qui fait le pari de l'anti-dématérialisation, à double titre.

Cela s'appelle «Vinyle Audio» qui surfe sur le retour du vinyle et sur l'attachement au format papier qu'aucun virus ne détruira...

Donc le côté réel,matériel plutôt que virtuel mis à l'honneur à deux égards et cela avec talent et pertinence.

Le n°1 est paru..en février !

On aurait pu la croire mort-née,malchanceuse au possible...

Que nenni,cela fonctionne !

L'éditeur est enchanté du retour et un n°2 est en préparation !

Le papier résiste.

L'autoédition numérique est très aisée mais cela permet à beaucoup plus de gens d'éditer quelque chose, sans problème et souvent sans filtre si décidé ainsi..

Avec l'espoir de surnager dans une production plus aisée mais -corollaire de cela- infiniment plus abondante et dans laquelle il faut parvenir à pouvoir trier, ce qui est évidemment très chronophage et pas toujours très motivant...

Cela ne remet pas en cause l'amour du livre papier (et journaux et périodiques évidemment).

L'édition et autoédition numériques augmentent le champ des possibles mais s'il y a des armées d'appelés, bien peu d'élus triompheront -comme pour les envois de manuscrits à l'ancienne aux maisons d'édition(s) où une sélection drastique est opérée, au risque parfois de passer à côté de quelque chose d'important: l'histoire de la littérature regorge de tels exemples.

CHRISTIAN NAUWELAERS
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