Eva Gabrielsson : 'Je peux terminer Millenium'

Clément Solym - 13.01.2011

Edition - Les maisons - stieg - larsson - millenium


Elle se savait attendue, et les révélations que l'on découvrira, ou pas, dans son ouvrage Millenium, Stieg et moi sont publiées chez Actes Sud pour la réhabiliter. Eva Gabrielsson a rédigé avec la journaliste Marie-Françoise Colombani cet ouvrage, à sortir le 19 janvier.

Stieg Larsson, l'auteur le plus en vogue et le plus acheté en Europe, la réussite absolue d'Amazon en ventes des livres numériques... Millenium, c'est aussi un contentieux lourd entre les ayants droit du romancier et celle qui a partagé sa vie, sans jamais être mariée. Et sans avoir droit au butin Millenium...

Après 32 ans de vie commune, et quelques années douloureusement passées, Eva raconte. Et son éditeur assure à l'AFP qu'elle « ne se bat pas pour récupérer de l'argent, mais pour obtenir le droit moral sur Millénium et tous les textes politiques de son compagnon ». Un livre, le fameux 4e livre, mais 5e tome de Millenium, qu'Eva se dit en mesure de terminer, parce que « Stieg et moi avons souvent écrit ensemble », raconte-t-elle. (notre actualitté)

Mais les ayants droit ne veulent pas céder et sur ce point, elle entend bien poursuivre son combat. Sans testament en sa faveur du romancier, sans mariage pour échapper aux groupuscules néonazis qui le traquaient, tous les droits - et droits dérivés - reviennent donc au père et au frère de Stieg.

Un livre de souvenirs

« Je n'ai pas l'intention de raconter ici la trame du quatrième tome. En revanche, j'ai envie de dire que Lisbeth se libère peu à peu de ses fantômes et de ses ennemis », souligne-t-elle dans l'ouvrage. Et attention : Eva a pris les armes et le maquis : « Je me bats pour lui, pour moi, pour vous. »

Un acharnement, souligne Actes Sud, parce qu'elle « ne veut pas voir fleurir des mugs et autres produits dérivés estampillés Millénium, mais que l'on respecte le vrai Stieg ». Noble démarche.

Deux rendez-vous sont prévus, à Paris, pour la rencontrer, le 27 janvier à 20 h à l'institut suédois et le 28 janvier à la Passages. (plus d'informations)