Fabrice Luchini à la Grande Librairie : Sfar aurait à baisser d'un ton

Clément Solym - 22.12.2009

Edition - Société - fabrice - luchini - grande


C'était la semaine dernière dans la Grande librairie du Sieur Busnel, avec pour invités Fabrice Luchini, Joann Sfar et Christophe Blain... « Deux jeunes prodiges de la BD française » qui ont moins de 60 ans à eux deux... Mais dont l'un des deux a cru bon de tenter de jouer au plus fin avec Fabrice Luchini.

Venu pour parler de son spectacle Le point sur Robert, Luchini, barbe paisible sur le visage se fait soudain interpeller par le tumultueux dessinateur. À l'instar de ce que dit le comédien concernant les commentaires sur Céline, on aurait dû prévenir Sfar, et lui dire : « Baisse d'un ton. »


Tout commence avec une envolée lyrique de Sfar, qui progressivement se met en confiance, alors que Luchini parle de Nietzsche. L'importun intervient : « Sauf que là, pardonnez-moi, c'est pas Nietzsche, c'est Platon. » Il poursuit, un peu pompeux, sur « L'OPA formidable de l'Allemagne », sur les destins électifs des peuples : « Je crois qu'on peut s'autoriser à revenir vers la Grèce, sans passer forcément... euh... par Nietzsche, par Hegel... » Des choses « admirables qui sont d'un autre monde, d'une autre hystérie ». Commenté par un petit sifflement de Luchini...

Et pour le petit Joann, la pensée allemande « restera toujours un dogmatisme » (en oubliant un peu vite au passage un Descartes, par exemple). Fabrice ne se démonte pas et assure : « Il a pas tort, en plus il est brillant, le monsieur, il écrit bien et tout, il fait des beaux films... » Mais le regard de Sfar à partir de là est presque inquiet...

On peut commencer à s'accrocher, tout se passe sur ce lien, à partir de 45 minutes du début de l'émission quand les deux arrivent. Ça dure une dizaine de minutes jouissives. Sinon, on peut retrouver cet extrait :