Face à la grève, Xavier Darcos entend faire respecter le droit d'accueil

Clément Solym - 20.11.2008

Edition - Société - grève - droit - accueil


Ce jeudi est annoncé comme des plus perturbés dans l’Education nationale. Le mouvement devrait être très suivi, notamment pour le primaire, ce qui oblige les maires à organiser le service minimum pour que les enfants puissent être accueillis en l’absence d’enseignants.

Lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, Xavier Darcos a remis les maires devant leurs responsabilités. L’Etat a donné tous les moyens pour que la loi s’applique dans toutes les communes de France. L’allégation d’un manque de personnel n’a pas été retenue comme valide par le ministre. Avec un tarif de 18 euros de l’heure, les volontaires devraient ne pas manquer…

M. Darcos tient les maires responsables de la bonne ou mauvaise application du droit d’accueil. Concernant la question de la sécurité des enfants, le point de vue du ministre est simple : l’Etat s’en porte garant. Pour conclure, Xavier Darcos a précisé qu’il demandait aux préfets « d'être extrêmement vigilants pour que cette loi s'applique. »

Du côté des syndicats, on joue la carte du nombre. Le mot d’ordre est simple : plus il y aura d’enseignants dans la rue, moins il y en aura pour assurer la classe. De ce fait, le personnel chargé d’accueillir les enfants se trouvera rapidement en nombre insuffisant pour assurer cette mission de façon sécurisée.