Facebook et Twitter, de futures librairies numériques ?

Antoine Oury - 06.08.2014

Edition - Economie - Facebook Twitter ventes - ventes d'ebooks buy now - livre numérique auteur


Les fonctionnalités sont pour l'instant réservées au territoire américain, ou encore en expérimentation, mais les réseaux sociaux Facebook et Twitter semblent accueillir dans leurs fils d'actualité un bouton « Buy Now ». Ce dernier permettra de vendre directement des produits via les réseaux, sans qu'il soit nécessaire de cliquer sur un lien externe, un site marchand, ou une centrale de paiement.

 

 

A vendre

Bonnes feuilles à vendre (Yohann Legrand, CC BY-SA 2.0)

 

 

De nombreux acteurs du livre, des éditeurs aux auteurs indépendants, en passant par les libraires, se sont faits aux moeurs de l'époque, et ont ouvert leurs pages Facebook et Twitter. Un outil de plus pour assurer le bouche à oreille, même si, d'après une étude menée par Babelio en 2012, leur portée ne serait pas aussi extravagante qu'on le dit.

 

 

 

 

L'étude concernait le bouche à oreille uniquement, et non la mobilisation des fans sur les réseaux, mais elle cassait quelques idées reçues sur l'importance contemporaine des réseaux sociaux. Le livre semble conserver sa spécificité : là où un artiste musical sera ainsi suivi lorsqu'il poste un lien vers un clip vidéo ou un MP3 en vente sur iTunes, un auteur aura plus de difficultés à convaincre d'une lecture, voire d'un achat en quelques lignes sur un réseau.

 

Néanmoins, les nouvelles fonctionnalités de vente directe qui devraient faire leur apparition officielle dans les prochains mois offrent de nouvelles possibilités quant à la commercialisation d'ouvrages, numérique comme papier, d'ailleurs.

 

En effet, le bouton « Buy » de Facebook pourra être ajouté à un produit partagé sur une page (et non un profil). Facebook précise que la fonction sera accessible pour tous types de sociétés, et que « pour le moment, aucune commission ne sera prélevée sur les ventes des moyennes et petites entreprises aux États-Unis ». Bien entendu, le prélèvement d'une commission ne saurait tarder, une fois la période de test terminée, notent les observateurs.

 

Reste à voir si les auteurs indépendants pourront profiter de l'outil pour leurs propres ventes : qui dit société dit immatriculation, et contrôle des ventes par Facebook, afin d'appliquer la commission adéquate sur les recettes générées par le réseau social... 

 


Twitter, de son côté, a fait apparaître une ligne « Paiements et expéditions » dans les paramètres de certains utilisateurs : si cette section n'est pas encore paramétrable, les réglages sont destinés aux tweetos désireux de faire certains achats directement sur le réseau social. Encore une fois, difficile de savoir si cette fonctionnalité sera réservée à certains comptes (vérifiés, par exemple ?), mais l'hypothèse est plus que probable.