Facebook néfaste pour la scolarité, Twitter pour la moralité

Clément Solym - 15.04.2009

Edition - Société - Twitter - facebook - nuire


Avec désormais plus de 200 millions d'utilisateurs, Facebook est devenu le réseau social incontournable, et un lieu de retrouvailles pour les amis que l'on s'y est faits. Pourtant, une étude réalisée par Aryn Karpinski, étudiante à l'université d'Ohio State sur 219 de ses condisciples montre que le site aurait une incidence néfaste sur les résultats scolaires.

En somme, Aryn a comparé les résultats aux examens pour les étudiants qui utilisaient le réseau : leur moyenne est entre 3,0 et 3,5 contre 3,5 à 4 pour les autres. Un constat simple à effectuer : les Facebookers passent une à cinq heures à étudier chaque semaine, contre onze heures et plus pour ceux qui ne prennent pas part au réseau.

Bien sûr, ce n'est pas Facebook en lui-même qui impacte les résultats scolaires, puisque certains élèves avaient des moyennes très moyennes avant l'émergence du réseau. Mais sur les 219 participants à l'étude, 68 % sont inscrits et 65 % s'y rendent une à plusieurs fois par jour. En outre, 79 % des utilisateurs sont convaincus que le réseau n'a aucune conséquence sur leurs études. Paradoxalement, nombre des enseignants interrogés ne savent même pas ce qu'est Facebook.

Et Twitter alors ? Eh bien l'étude provient de l'université de Californie du Sud, et fut réalisée par Mary Helen Immordino-Yang. Cette dernière s'est intéressée au processus émotionnel qui agite les utilisateurs de Twitter. Et selon elle, la mise à jour trop rapide des informations nuit également au cerveau, parce qu'elle est trop rapide. Ainsi, les jeunes perdent ce que l'on appellerait leur boussole morale et face à une phrase dévoilant une grande souffrance, ils ne percevraient pas la souffrance ni l'angoisse de la confidence.

Si les événements vont trop vite, on minimise l'expérience émotionnelle, ce qui impacte alors grandement les réactions et diminue fortement l'empathie. Les premières conclusions de cette analyse doivent cependant être approfondies, estime la scientifique, pour qui la compréhension des réactions doit encore être examinée.