Facebook, Twitter, YouTube : l'édition aime les réseaux sociaux

Clément Solym - 06.07.2009

Edition - Société - Facebook - Twitter - YouTube


Les relations entre l'industrie de l'édition et les réseaux sociaux nécessitaient bien que l'on mène une enquête sur leur utilisation. C'est ce que les organisateurs de la Foire du livre de Francfort ont réalisé la semaine passée, en constatant que les deux tiers de l'industrie sont passés à cet outil, et que 40 % de l'édition pense que les réseaux sociaux ont une grande importance pour le livre actuellement.

Un public particulièrement réceptif

Réalisé auprès de 580 professionnels issus de 20 pays, le questionnaire est arrivé entre les mains d'agents, éditeurs, libraires et bibliothécaires, mais 86 % d'entre eux sont d'origine européenne. Les deux sites privilégiés pour leur communication sont Xing (pour les Allemands) et Facebook. Pour 20 % des répondants, le réseau social et ses services adjacents auront une place majeure dans les deux à trois prochaines années.

D'ailleurs, l'outil email est privilégié pour les relations, utilisé à 18 % contre 17 % pour le téléphone. Quant au fax, on ne rigole pas, je vous prie, il doit encore servir dans certaines maisons...

Vidéo, textes, images : tout saisir

Pour ce qui est de l'utilisation d'un réseau social, YouTube sert également à 13 % de l'industrie, on le voit de plus en plus régulièrement avec les vidéos bandes-annonces de livre, BD ou mangas. Twitter ne représente encore que 11 % de l'industrie.

Mais pourquoi recourir à ces outils ? Pour 16 %, c'est l'occasion d'entrer en contact avec d'autres professionnels, pour 13 % une manière de rester en contact avec l'actualité de l'édition et pour 12 % une façon pour augmenter la notoriété de la marque. Le marketing ne représente que 6 % des répondants.

Usage plus ou moins professionnel

En outre, la consommation de réseau social pour un usage personnel varie entre pas du tout durant le travail, pour 51 %, une heure pour 39 %, une à deux heures pour 7 %. Reste que l'utilité de ces réseaux n'a pas encore été entièrement admise, puisque 21 % considèrent qu'ils ont plus de contacts, mais doutent de leur efficience. Pour 18 %, en revanche, le réseau social représente un outil utile et efficace.

Mutation, certes, mais encore en devenir

Dans ce sens, l'utilisation du réseau social laisse encore assez sceptique : 40 % pense que ce n'est pas important, et 6 % l'estiment essentiel. Une position qui s'inverse dès lors que l'on parle de l'avenir puisque 31 % le voient comme très important dans les 2 à 3 années, contre 6 % qui restent impassibles.


Analysant ces chiffres, Juergen Boos, directeur de la Foire, estime que ces chiffres reflètent bien les préoccupations de l'industrie, en mutation depuis quelques années maintenant. Non seulement les contacts avec les autres professionnels doivent être améliorés et maintenus, mais les réseaux sociaux permettent de nouer de nouvelles relations, avec eux, autant qu'avec le public. Une communication bien menée reste au centre de la réussite d'une maison d'édition.