Fadettes, Hadopi, streaming, livre numérique : la matinale de Mitterrand

Clément Solym - 06.12.2011

Edition - Société - Frédéric Mitterrand - journalistes - livre numérique


Présent ce matin sur France Inter, durant le 7/9, pour répondre aux questions de Pacale Clarck, le ministre de la Culture aura joué petit bras. Au menu, livre numérique, TVA, Hadopi et streaming, ainsi que Fadettes.


Le ministre enchaîne illico : non, pour le moment pas de lecture en numérique, « je n'ai pas eu l'occasion de partir en voyages avec quinze livres numériques chargés dans ma tablette ». Tiens, c'est heureux... Et sur la TVA : « C'était absurde », que le livre papier et le numérique aient des taux différents.

 

Confirmant tout le travail de Jacques Toubon auprès de Bruxelles, les coups de force des commissaires Barnier et Kroes, et son petit travail, le ministre assure, sans que ce soit officiel, que la TVA sera bien à 7 % pour l'ebook.Mais on attend demain.

 

 

Mais dans tous les cas, le ministre ne laissera pas tomber la profession, et même, il s'engage à faire quelque chose pour les libraires, qui pourraient être menacés, ou du moins impactés. Pas forcément avec de l'argent, parce que voyez-vous, de l'argent, on en manque peut-être un peu, mais avec d'autres moyens, pour les aider.

 

C'est que depuis les rencontres de Lyon, Mitterrand « n'aime pas parler de [lui] comme ça », mais a l'impression qu'il a su faire comprendre à la profession qu'il était à ses côtés...

 

Enfin, sur Hadopi - la pauvre Hadopi - elle devient « de plus en plus légitime », estime le ministre. Mais il a du mal à accepter que ce soit l'Hadopi qui ait poussé les pirates vers le streaming. Streaming qui sera au coeur de l'Hadopi 3e du nom. Quelle noble descendance.

 

Rien de très engagé sur les fadettes (contraction de factures et détaillées) des journalistes du Monde, qui ont vu leurs notes des frais téléphoniques epluchées pour que les autorités arrivent à remonter leurs sources. « Je suis d'accord avec vous, ce n'est pas bien », intervention sarcastique de Pascale Clarck : « Vous êtes à fond ? » Mais il était tôt tout de même.

 

Enfin, sur la question du nouveau site du ministère, qui aura coûté 430.000 € au contribuable - parce que les 100.000 de plus n'ont en fait pas été dépensés - Frédéric était comme ailleurs. Pas de réponse : presque, qu'il ne l'aurait pas vu, tiens, son nouveau site. Alors de là à expliquer pourquoi Orange s'en est occupé...