Faites votre Béha : manifestation à la librairie Renaud-Bray

Clément Solym - 03.12.2012

Edition - International - Renaud-Bray - librairies - littérature jeunesse


La manifestation d'hier, pour protester contre la décision de boycott lancé par le patron de la chaîne de librairie Blaise Renaud, dans ses établissements, Renaud-Bray, a bien eu lieu. La météo n'était pas clémente, mais plusieurs auteurs et illustrateurs ont répondu à l'appel, lancé depuis Facebook. 

 

Claude Champagne, initiateur de la manifestation depuis cette page, a remercié tout un chacun. 

Malgré le mauvais temps, on devait être plus de 70 personnes devant le Renaud-Bray, à distribuer l'article de La Presse et les sourires de créateurs québécois. Ce qui est très bien pour une manif organisée en si peu de temps. Le milieu de la littérature jeunesse est solidaire, monsieur Renaud, qu'on se le dise.

   

Crédit Laila Héloua

 

 Laila Héloua, présidente de l'Association des Écrivains pour la Jeunesse, avec qui ActuaLitté a pu échanger durant la journée, s'est changée en envoyée spéciale. Elle nous raconte la manifestation qui s'est tenue hier devant la librairie Renaud-Bray

Nous étions environ 80 auteurs, illustrateurs, directeurs littéraires, éditeurs et amis du livre pour la jeunesse, présents, malgré la pluie continue et le froid. 

M. Philippe Bhéa était là, arrivant directement de Vancouver, où il était allé pour une tournée dans les écoles. 

M. Renaud a été égal à lui-même en empêchant à tous les manifestants l'entrée au magasin. Quand on a demandé si c'était légal, les gardes de sécurité nous ont expliqué que c'était une entreprise privée qui avait le droit de filtrer sa clientèle.

 

 Un point que Claude Champagne confirme également.  « Une raison de plus d'encourager les Librairies indépendantes du Québec ! », conclut Laila Héloua. Le conflit est venu de ce que Philippe Béha a reproché au patron des établissements de ne pas assez mettre en avant les livres jeunesse d'auteurs québecois. Une attaque très mal prise, puisque Blaise Renaud a décidé de renvoyer les ouvrages de l'auteur à ses éditeurs.

 

Crédit Dominique Girard

 

La campagne de solidarité surfe sur un fameux jeu de mot :