Fax Poem, le dernier texte de Charles Bukowski

Clément Solym - 30.01.2012

Edition - International - Charles Bukowski - poeme - faxer


Ah, sacré Charles ! L'homme capable de faire sortir François Cavanna de ses gonds, parce que complètement intenable sur le plateau d'Apostrophes. Poète démesuré, voire tout simplement, poète sans commune mesure, il vient de nous livrer son ultime message, d'outre-tombe.

 

Dévoilé par Poetry Foundation, le texte date du 18 février 1994, et fut envoyé par fax, une machine récemment alors installée chez Bukowski, directement à son éditeur. 

  

Inutile de tenter une traduction, voici le texte

 

#1

oh, forgive me For Whom the Bell Tolls,
oh, forgive me Man who walked on water,
oh, forgive me little old woman who lived in a shoe,
oh, forgive me the mountain that roared at midnight,
oh, forgive me the dumb sounds of night and day and death,
oh, forgive me the death of the last beautiful panther,
oh, forgive me all the sunken ships and defeated armies,
this is my first FAX POEM.
It's too late:
I have been
smitten.

 

Envoyé à peine après avoir installé son fax, Bukowski devait être particulièrement fier - et surtout, ce poème n'a jamais été publié, explique John Martin, éditeur de Black Sparrow Press. Le tragique, c'est que 18 jours plus tard, l'auteur décédait d'une leucémie, dans cette Californie chérie. 

 

Une sorte de relique, en fait.