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Femmes, je vous aime de Clerc, c'est lui : Jean-Loup Dabadie est mort

Victor De Sepausy - 24.05.2020

Edition - Société - Jean Loup Dabadie - académie française Immortel - traducteur auteur Dabadie


Elu en 2008 à l’Académie française, l’auteur, traducteur, scénariste, dialoguiste et parolier, Jean-Loup Dabadie est décédé ce 24 mai, à l’âge de 81 ans. Son agent, cité par l’AFP, évoque « un artiste complet, il avait réussi dans tous les arts ». 



« La France perd un auteur aux mille talents, inclassable et populaire. Les mots de Jean-Loup Dabadie exprimaient avec évidence et justesse nos sentiments jusqu’à accompagner chaque moment de nos vies. Nous retiendrons son sourire et son élégante discrétion », indique Franck Riester, ministre de la Culture.

Ayant publié son premier roman à l’âge de 20 ans, Dabadie enchaînera Les yeux secs avec Les dieux du foyer, l’année suivante. Il sera alors engagé dans Arts et spectacles avant de monter, avec Philippe Sollers et Jean-Edern Hallier, la revue Tel Quel. 

Sur le site de la Coupole, sa biographie est la suivante : « Né le 27 septembre 1938 à Paris. Il apprend à lire et à écrire à Grenoble où il passe son enfance. Études de lettres classiques à Grenoble d’abord, puis à Paris aux lycées Janson-de-Sailly et Louis-le-Grand, et à la Sorbonne.

L’été de ses dix-huit ans, il est admis comme stagiaire au TNP pour le festival d’Avignon : Jean Vilar et sa troupe de comédiens légendaires lui donnent pour toujours le goût du spectacle sous toutes ses formes.

Il écrit cependant des romans d’abord, publiés quand il a vingt et vingt-et-un ans. Pierre Lazareff lit ces deux livres, ainsi que des articles qu’il signe dans Arts et Spectacles. Pierre Lazareff le fait alors venir dans son groupe de presse où Jean-Loup Dabadie apprend le seul métier qu’on lui ait enseigné : celui de journaliste.

Mais, après que Pierre Brasseur eut créé sa première pièce La famille écarlate au théâtre de Paris, il « quitte tout » pour devenir définitivement, comme le qualifiera François Truffaut, un écrivain de spectacles. Depuis, il ne cessera d’écrire des scénarios et dialogues de films, des pièces de théâtre, des sketches et des chansons.
»



Il collabora longuement avec le réalisateur Claude Sautet ou encore Truffaut. Par son élection, l’Académie française renouait avec le monde du cinéma — plus aucune personnalité du 7e Art n’avait siégé depuis René Clair, mort en 1981. Elle lui avait par ailleurs attribué le mot “retard”, clin d'oeil facétieux. « Le Secrétaire perpétuel et les membres de l’Académie française ont la tristesse de faire part de la disparition de leur confrère M. Jean-Loup Dabadie, décédé le 24 mai à Paris », indique-t-on dans un hommage discret.

Parolier, il avait notamment travaillé avec Polnareff ou Dutronc, et composé la célèbre chanson de Julien Clerc, Femmes, je vous aime. 
 



Commentaires
L'auteur de «Femmes Je Vous Aime» (bof,il a fait mieux...) a-t-il fait progresser la cause de la féminisation des noms de métier(s) au sein de la vénérable Académie française, considérée longtemps comme assez misogyne ?
Le manque de délicatesse du "RIP" comme annonce de décès est confondant. Le tact n'a pas de mode, et ce "Resquiescant In Pace" est horrible. De plus, on ne fait pas un sigle du latin.Qui plus est membre de l'Académie, Jean-Loup Dabadie doit se retourner dans son lit mortuaire.
Je pense que ce «RIP» correspond en fait à l'anglicisme «Rest In Peace»...

Ce qui est encore pire en fait !

CHRISTIAN NAUWELAERS
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