Fermeture de bibliothèques : le gouvernement britannique s'en lave les mains

Antoine Oury - 19.11.2018

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Il y a quelques semaines, la publication d'une pétition adressée au gouvernement britannique et son relais par de nombreux écrivains de premier ordre, J.K. Rowling en tête, avaient redonné espoir aux militants qui se battent contre les fermetures d'établissements. Sommé de répondre à la pétition, le gouvernement britannique a esquivé en rappelant le principe de décentralisation et de liberté financière des autorités locales.


Former library
(photo d'illustration, JuliaC2006, CC BY 2.0)


 

La déception est à la hauteur des attentes : les militants attendaient beaucoup d'une pétition publiée sur la plateforme officielle du gouvernement et du Parlement britanniques, mais la réponse apportée agace. Le gouvernement a indiqué que les comtés devaient conserver leur liberté de choix dans l'allocation des financements aux bibliothèques, pour « que les bibliothèques puissent être résilientes et adaptées aux besoins locaux ».

 

Autrement dit, le gouvernement ne veut absolument pas se mêler des finances locales, selon le principe de la décentralisation. « La position du gouvernement est que le financement de l'administration locale ne devrait pas être contraint. Ceci est un principe gouvernemental établi de longue date, partant du principe que le fait d'accorder une plus grande souplesse de financement aux autorités locales les aide à prendre des décisions de dépenses en fonction de leurs besoins et priorités », affirme le gouvernement dans sa réponse.

 

L'administration centrale était obligée d'apporter une réponse écrite à la pétition, qui a réuni plus de 10.000 signatures, pallier qui garantit une réaction du gouvernement. Le texte de la pétition, qui réclamait une protection accrue des bibliothèques et de leurs budgets, réunit aujourd'hui plus de 30.000 signatures. Le palier suivant, à 100.000 signatures, conduit à un débat au Parlement, mais il semble encore inaccessible.

 

J.K. Rowling, Neil Gaiman ou encore Philip Pullman avaient apporté leurs signatures et soutiens à la pétition mise en ligne au début du mois d'octobre 2018, et peut être signée jusqu'au 24 mars 2019.

 

La publication de la réponse a été, inutile de le souligner, très mal accueillie par les militants et intéressés. « C’est une pratique courante du gouvernement démissionnaire actuel, qui se montre très pressée de confier ses responsabilités aux autorités locales, tout en réduisant considérablement le budget de ces mêmes administrations », déplore ainsi le bibliothécaire Ian Anstice, qui gère le site Public Library News, auprès du Guardian.

 

6 millions de Français inscrits dans une
bibliothèque publique en 2018

 

Les militants espèrent désormais que la pétition réunira suffisamment de signatures pour attirer l'attention du Parlement. Le fait que chaque intervention du gouvernement sur la question suscite une hausse substantielle des signatures tend à les faire espérer...




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