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Fermeture des librairies : "Comme si on n'éclairait plus la ville" (Antoine Gallimard)

Antoine Oury - 30.10.2020

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Les librairies devront donc poursuivre leurs activités sous la forme d’un service de commandes et de retraits de livres, au cours des prochaines semaines de confinement. Depuis les annonces gouvernementales, le monde du livre se mobilise, dont Antoine Gallimard, PDG des éditions du même nom.

Antoine Gallimard - Prix du Roman Fnac 2014


Participant lui aussi à la large mobilisation en faveur du maintien de l’ouverture des librairies, avec accueil des clients, Antoine Gallimard s’est exprimé sur France Culture. « On a la chance d'avoir plus de 3 500 librairies très actives et je serais vraiment désolé à l'idée que les librairies puissent souffrir. Je pense que la librairie, c'est vraiment un lieu privilégié. Bien sûr, il y a le click and collect. Bien sûr, il y a des grandes maisons de distribution qui sont là, mais ce n'est pas du tout la même chose », indique-t-il.

Pour le PDG du groupe Gallimard, qui possède plusieurs librairies, « c'est impossible de penser que l'on va fermer les librairies. Comme si on n'éclairait plus la ville. »

L’éditeur s’était déjà inquiété de la situation des éditeurs et des librairies au moment du premier confinement, au mois d’avril 2020 : « Les conséquences ne sont pas simplement la disparition d’un mois et demi de chiffre d’affaires, cela va beaucoup plus loin. Le monde de l’édition, c’est presque 25.000 salariés. Avec les imprimeurs papier et les distributeurs, on arrive à 50.000. C’est tout ce monde-là qui est bloqué. »

Bien sûr, le discours d'Antoine Gallimard prend une dimension particulière après l'annonce du maintien de l'accueil du public dans certains commerces, comme les Fnac, mais aussi les librairies proposant des journaux et de la papeterie.
 
Cela dit, certains libraires pourront à juste titre s'interroger sur l'engagement d'Antoine Gallimard vis-à-vis de leurs commerces, en remarquant la vente des ouvrages du groupe Madrigall chez un certain concurrent américain, ou encore les conditions financières accordées aux librairies...

Photographie : ActuaLitté, CC BY SA 2.0


Commentaires
J'habite une commune de l'est nommée Reichstett. Depuis début 2020, notre ville n'est plus éclairée la nuit. Voilà, nous y sommes...
" Le monde de l’édition, c’est presque 25.000 salariés. Avec les imprimeurs papier et les distributeurs, on arrive à 50.000. C’est tout ce monde-là qui est bloqué. »



Heu... et il ne manque personne ? Oui, ce pelé, ce galeux qui ose réclamer ses "droits" en fin d'année... L'auteur ! Il est encore "oublié" par ce bon M. Gallimard ?



On pourrait aussi parler des 5 à 10Þdroits consentis aux auteurs par ce seigneur de la "chaine du livre" qui asservit les auteurs dont il n'a pas grand chose à faire, de l'organisation préhistorique des éditeurs toujours incapables en 2020 de donner des ventes mensuelles ou hebdomadaires, aux auteurs, de leur paiement "annuel", de leur volonté de ne pas faire de livres numériques, ou alors à des tarifs délirants, ou du fait que les groupes Madrigall ou Largardère, qui ne suintent pas la misère, sont restés les bras ballants devant l'arrivée d'internet et font maintenant semblant de chialer contre le grand méchant américain alors qu'ils ont été incapables de proposer le dixième de ce que ce dernier proposait lorsqu'il ne vendait que des livres...

On pourrait aussi parler de ce qui bloque la mise en place de l'impression à la demande chez les libraires... Ou du fait qu'il ait fallu une pandémie pour que certains réalisent que le web existe !
Le Roi a parlé : c'est bien. Il ne cache même plus sa pensée.

Une pensée pour les auteurs ? Que nenni diantre : il vous l'a dit et répété : c'est le maillon faible, le truc sur lequel on peut s’asseoir... Ce n'est pas comme s'ils avaient de la valeur...

Puisqu'on en est à donner des chiffres sans preuve, les auteurs, ce sont des centaines de milliers d'emplois en France... faisant vivre des pauvres nécessiteux comme ce pauvre Antoine afin qu'il puisse se faire cuire des nouilles en fin de mois.

Mais bon, il est vrai que les auteurs en France n'intéressent pas grand-monde. Il est vrai qu'ils sont une survivance d'un ancien système semi-esclavagiste, sans beaucoup de droits (mais beaucoup de devoirs). On ne change pas un système qui pourrait perturber les nouilles de monsieur Antoine !
Bien au delà de l'expression où le mot "lumière" prend tout son sens...nos dirigeants censeurs s'en tiennent à la définition du besoin "vital" : boire et manger. La culture( dont la lecture) reléguée dans la catégorie des besoins secondaires, donc non vitaux. Et la santé? Ben voyons, dans les besoins collectifs ( dont la satisfaction ne peut être que "collective")!
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