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Figure des Hussards et Académicien, Michel Déon est décédé

Clément Solym - 29.12.2016

Edition - Société - Michel Déon Académicien - décès Michel Déon - Hussards littérature écrivains


Figure littéraire du mouvement des Hussards, aux côtés de François Nourissier ou encore Roger Nimier, Michel Déon est décédé. Ayant succédé à Jean Rostand à l’Académie Française, l’Académicien a légué à la littérature française plus d’une quarantaine de romans. À 97 ans, s’éteint la plume qui siégeait depuis 1978 quai de Conti. 

 

 

 

Dans un message diffusé auprès de l’AFP, Hélène Carrère d’Encausse, la secrétaire perpétuelle de la Coupole assure : « Michel Déon nous a quittés. C’est une grande perte pour l’Académie. Il en était la mémoire et la conscience. Michel Déon a eu une très longue vie académique depuis son élection en 1978 au fauteuil de Jean Rostand. » 

 

 

 

Son ouvrage, Un taxi mauve, récompensé cinq ans avant l’obtention du fauteuil, justement par le grand prix du roman de l’Académie, avait été porté au cinéma, avec Charlotte Rampling, Philippe Noiret, Peter Ustinov et Fred Astaire. Michel Déon donnait alors une nouvelle mesure à son livre, en cosignant le scénario avec le réalisateur, Yves Bisset.

 

L’arrivée de Sharon dans un petit village irlandais bouleverse le quotidien de Philippe, qui s’y est réfugié depuis la mort de son fils, et de Jerry, le frère de la jeune femme, qui s’est exilé dans le coin à la suite d’une sombre histoire. Leurs relations vont également être troublées par l’apparition du fantasque Taubleman, qui semble tout connaître de tout le monde.

 

 

Né le 4 août 1919, à Paris. Famille de militaires et de fonctionnaires. Études à Janson de Sailly, aux lycées de Monaco et de Nice. En 1937, faculté de droit de Paris. Mobilisé jusqu’en novembre 1942. Reste en zone sud, secrétaire de rédaction à l’Action française, regagne Paris à l’automne 1944 et travaille dans divers journaux en même temps qu’il prépare son premier roman. (biographie de l’AF)

 

« Michel Déon était un écrivain à l’inspiration romanesque nourrie notamment de cette terre d’Irlande qu’il aimait tant et où il s’est éteint, à 97 ans. Malgré sa proximité avec les thèses de Charles Maurras, il  gardait en littérature une totale liberté dans ses choix, surprenant ses pairs et s’enthousiasmant pour les talents qu’il repérait.

 

Elu le 8 juin 1978 à l’Académie Française au fauteuil de Jean Rostand, il en était le vice doyen et en avait reçu en 1973 le Grand prix du roman pour « Un taxi mauve », paru la même année, puis adapté par Yves Boisset au cinéma en 1977 », a rappelé la ministre de la Culture, Audrey Azoulay.

 

« Il me semble évident que la violence à l’école vient des maladies du langage, de l’absence de grammaire et de vocabulaire », analysait Michel Déon. Et d’ajouter « un langage bien construit est un instrument de liberté ».

 

Il vivait en Irlande depuis plusieurs années.