Filippetti lance deux missions pour la librairie indépendante

Clément Solym - 28.08.2012

Edition - Librairies - Aurélie Filippetti - missions - librairie indépendante


Le ministère de la Culture vient d'officiellement dévoiler l'ouverture de deux missions de réflexion sur la librairie, dont la charge revient à l'Inspection générale des Affaires culturelle. En effet, Aurélie FIlippetti vient de recevoir les conclusions d'un rapport sur l'avenir de la librairie, et a décidé d'ouvrir ces deux missions. 

 

 

 

 

Pour une petite mise en perspective, il faut souligner que le rapport fait suite à la rencontre du 20 juin, où la ministre avait réuni les différents acteurs du monde du livre. Au menu, TVA, loi Lang et frais de ports, le tout avec des représentants de la grande distribution, fait particulièrement rare dans les discussions. (voir notre actualitté)

 

« Cette première réunion de consultation a permis de dégager, parmi les propositions formulées par le rapport, un certain nombre de mesures dont la mise en œuvre pourrait intervenir de manière prioritaire afin d'améliorer à court et moyen termes le résultat de la librairie, renforcer la portée de la loi du 10 août 1981 et les équilibres entre les acteurs de la distribution du livre », explique la Direction générale des médias et des industries culturelles. (voir le communiqué)

 

C'est donc dans ce contexte que les deux missions ont été lancées, avec Catherine Meyer-Lereculeur et François Hurard à la tête d'une première. Celle-ci doit « formuler des propositions pour répondre au besoin avéré de structure collective après l'échec du portail 1001libraires.com ». Selon plusieurs informations que nous avons pu recueillir, Mme Meyer-Lereculeur  et François Hurard ont entamé leurs consultations depuis plusieurs semaines. Plusieurs initiatives semblables à 1001libraires ont ainsi été examinées.

 

L'autre mission est dirigée par Serge Kancel. Elle doit, pour sa part, « évaluer la pertinence des différents dispositifs de soutien existants en faveur des librairies, et de proposer si nécessaire de nouveaux dispositifs au sein d'un modèle de gouvernance permettant une meilleure coordination ». 

 

D'ici à l'été 2013, la ministre devrait donc disposer des éléments nécessaires à l'établissement et la prise de mesures pour « améliorer la rentabilité de la librairie indépendante dans un contexte de fortes tensions dû aux évolutions technologiques et à l'arrivée de nouveaux acteurs dans le secteur ». 

 

De quoi déplorer que la grande distribution, présente autour de la table, lors du rendez-vous du 20 juin, soit cette fois exclue des solutions à trouver pour pérenniser l'avenir de la vente de livre.

 

Entre temps, les conclusions de la mission Lescure auront été remises à la ministre. « Il y a trois piliers dans cette mission, d'abord, le développement de l'offre légale, ensuite la lutte contre la contrefaçon commerciale, et puis, la recherche de nouvelles sources de financements. Et donc, la taxe Amazon entre dans le cadre de cette mission Lescure. Cela va prendre un petit peu de temps, quelques mois, et les préconisations seront présentées au début de l'année prochaine », nous expliquait Aurélie Filippetti. (voir notre actualitté