Fin du casse-tête sur les droits d'auteurs numérique et papier ?

Clément Solym - 29.12.2011

Edition - International - Droits d'auteur numériques - Open Road - HarperCollins


Alors que la presse annonçait hier la poursuite en justice de l'éditeur numérique (pure player) Open Road par HarperCollins, le président de l'agence Trident Media Group est intervenu pour mettre son grain de sel, dans un débat déjà délicat.


Le conflit oppose les deux maisons d'éditions. D'un côté Open Road commercialise en numérique un livre dont les droits imprimés seeraient détenuspar HarperCollins. Or, la difficulté est que dans le contrat liant l'auteur à HC, les droits numériques seraient également inclus. Empêchant donc la maison OpenRoad de diffuser quoi que ce soit. (voir notre actualitté)

 

Mais l'intervention de Robert Gottlieb, président de l'entreprise d'agents littéraires, a de quoi mettre le feu aux poudres car il soulève, sous un angle différent, le problème que constitue les droits d'un livre numérique.

 

 

Les droits d'auteur sur le livre numérique et imprimé ne sont pas les mêmes. Et pour cause, Gottlieb confirme que «l'ebook n'est pas un produit licencié traditionnellement dans l'industrie de l'édition ». D'un autre côté, c'est là tout le business de sa boutique (en septembre 2011), on comprend mieux que le bonhomme vienne donc prêcher pour sa paroisse.

 

Or, l'esso de l'ebook en général (qui représente 15 à 20% des ventes de livres aux Etats-Unis rappelons-le) a eu pour conséquence immédiate de nouvelles négociations entre auteurs et éditeurs. Mais que se passe-t-il si ces deux acteurs n'arrivent pas à l'entente ? L'éditeur bloque les droits et l'auteur ne peut plus publier, ni en numérique, ni même chez un autre éditeur - qui serait, par exemple, spécialisé dans l'édition numérique, pour le coup.

 

Gottlieb témoigne : « Nous avions déjà eu des conflits avec Harper en Grande-Bretagne, au sujet de la négociation des droits d'auteur sur un ebook. Nous n'avions pas pu aboutir à un accord et depuis, l'éditeur empêche l'auteur d'être publié ailleurs. »

 

Et pourtant il ouvre une brèche dans les contrats des droits d'auteur, dans le cas présent du moins. Car si l'ebook présente une version « améliorée » du livre imprimé, il indique « je ne pense pas qu'Harper dispose des mêmes droits ».

 

Bref, l'imbroglio juridique est toujours d'actualité mais l'agence Trident vient peut-être d'ouvrir la boite de Pandore.