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Finalement James Franco préfèrerait les hommes

Julien Helmlinger - 08.04.2014

Edition - International - James Franco - Littérature - Sexisme


Un habitué de la provoc dans le collimateur des chasseurs de sexismes. L'acteur et écrivain James Franco fait le buzz depuis le 1er avril, avec ce qui ressemble pour certains à un coup de poing promotionnel, voire à une affaire de détournement de mineure pour d'autres polémistes. Alors que l'Américain se trouvait dernièrement interrogé par Shelf Awareness, quant aux auteurs et lectures qui l'auront inspiré, ses références littéraires ont été rigoureusement examinées. Des féministes sonnent l'alarme, on ne retrouve que des hommes dans la liste.

 

 

James Franco, dans Palo Alto

 

 

La Toile s'interroge toujours quant à savoir si James Franco aurait tenté de séduire via Instagram une adolescente âgée de 17 ans, soit pas tout à fait légale, où si la fuite de leur conversation est en réalité un coup promotionnel en amont de la sortie de son prochain film. Le doute reste permis, car dans Palo Alto, inspiré de son propre roman, l'acteur incarne justement un professeur qui vit une aventure avec l'une de ses élèves. Pour l'heure, Franco n'a pas démenti les accusations, au contraire, il a fait son mea culpa sur un plateau TV.

 

Concernant ses goûts littéraires, James Franco aura sorti l'artillerie lourde contemporaine. On trouverait actuellement Cormac McCarthy et Frank Bidart sur sa table de chevêt, tandis que Cannery Row de John Steinbeck constituerait le livre favori de sa jeunesse.

 

Quand on lui demande quels sont ses 5 auteurs favoris, l'acteur se sera voulu exhaustif en donnant une bonne dizaine de noms. Sont ainsi énumérés lesdits Cormac McCarthy, Frank Bidart, ainsi que Tony Hoagland, William Faulkner, John Steinbeck, Herman Melville, Miguel de Cervantes, Jorge Luis Borges, Vladimir Nabokov, John Cheever sans oublier Raymond Carver.

 

Mais là ou la critique s'interroge c'est que ses références semblent exclusivement masculines, à l'exception de ce bouquin qu'il aurait acheté parce que convaincu par l'illustration de couverture... Sex, par Madonna. Un autre registre, celui du livre d'art sexy, à la réputation moins sérieuse que celle des classiques de la littérature qui se passent d'illustrations. La distintion serait faite sciemment ? Rien n'est certain, en tout les cas l'auteur n'aura pas oublié de nous laisser imaginer la Lolita de Nabokov au rang de ses sources d'inspiration...

 

Et une recommandation aux parents :