Fiscalité et géants de l'Internet : ne cherchez plus, ils sont déjà partis

Clément Solym - 07.09.2012

Edition - Economie - Google - Amazon - Apple


Les graphistes du site Master Degrees Online se sont penchés sur les différentes techniques d'optimisation fiscale des géants de l'internet Apple, Amazon et Google pour créer une infographie-fleuve, découverte sur Graphism. Et pour cause : celle-ci recense les différentes économies réalisées, et prouve que ces multinationales aux poches bien profondes ont visiblement un oursin dans chacune d'entre elles... 

 

Et ces graphistes ne manquent visiblement pas d'humour : pour définir la technique préférée des fiscalistes des trois sociétés (sachant qu'Internet est l'industrie la moins taxée, derrière l'automobile, le tabac ou la banque), ils utilisent l'expression « Double Irish with a Dutch Sandwich » qui ressemble à une vaste blague.

 

Et pourtant : la technique existe bel et bien, jusqu'à être couramment utilisée par les comptables de ces multinationales : pas si compliquée que cela, elle ne nécessite que deux sociétés de couverture en Irlande, dont l'une fait l'intermédiaire pour recevoir les bénéfices, avant de les transmettre à la seconde qui dispose de comptes dans un paradis fiscal, en l'occurrence les Pays-Bas (d'où le Dutch Sandwich).

 

 

 

Les logos et dessins font de délicieuses comparaisons (les taxes non-payées par Apple équivalent aux PNB du Liberia et du Groenland), ou rappellent des faits que l'on aurait quelque peu tendance à oublier : par exemple, si Apple a vu ses profits s'envoler, les taxes sont restées sur le tarmac... La conclusion est difficilement contestable : « Quand les entreprises les plus rentables des États-Unis payent peu, la population paye plus ».

 

Et la dette s'étale ?