Flagrant délit de plagiat : l'auteur copiait sans citer

Clément Solym - 21.04.2008

Edition - Les maisons - plagiat - livres - histoire


L'auteure de romances Cassie Edwards et son éditeur Signet Books ont rompu leur contrat, suite aux rumeurs plus qu'insistantes de plagiat manifeste en janvier dernier. On trouvait en effet dans plusieurs de ses ouvrages des morceaux de taille déraisonnée empruntés à divers ouvrages d'histoire.

« Signet Books a procédé à un examen approfondi de tous les ouvrages de Cassie Edwards, et du fait de différents éditoriaux inconciliables, nous avons d'un commun accord rompu le contrat qui nous liait, explique l'éditeur. Les romans de Mme Edwards ne seront donc plus publiés par Signet books. Tous les droits de Mme Edwards pour les livres précédemment publiés ont été rendus à l'auteur. »

Alors que selon quelques chiffres, plus de 10 millions d'ouvrages signés par Cassie seraient en circulation dans le monde, il s'agit pourtant bien là d'un retournement caractérisé de veste pour l'éditeur qui possède Signet Books : Penguin. En janvier, ce dernier alléguait en effet que Cassie ne « faisait rien de mal », et que tous ses recours à du contenu sous droit était fait en bonne intelligence.

Ah bon ? C'est mal ?

Elle-même avait reconnu piocher dans des livres référencés des éléments qui composaient ses livres et ne pas citer ses sources. Cassie estimait qu'« on n'a pas à le faire, quand on écrit des romans historiques ». Poussant le vice, elle avouait ne pas être au courant qu'il fallait mentionner les sources de ses livres. Pour l'heure, elle était injoignable, et Penguin n'a pas souhaité commenter plus en avant cette nouvelle.

Nora Roberts, autre auteure officiant dans la même veine que Cassie, et à qui personne n'avait demandé son avis, l'a tout de même donné. « À mon sens, copier le travail de quelqu'un d'autre et le faire passer pour le sien équivaut à du plagiat. » On ignore par ailleurs si les maisons lésées par le travail de Cassie porteront plainte.